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Les Rencontres sur les Docks, pour ouvrir de nouveaux fronts cinématographiques

11 mars 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Ce mercredi à Bayonne s’ouvrent les 11èmes Rencontres sur les Docks, trois films présentés ici comme autant de repères pour ce Festival singulier à L’Atalante et à L’Autre Cinéma.

S’extraire du flux des sorties du mercredi, du ballet des projectionnistes qui reçoivent les films sous forme de petits disques durs, et voir les personnes de l’accueil changer les affiches, avec ces visuels qui ornent les pages des magazines spécialisés : du du 11 au 14 mars, à Bayonne, il s’agira pour Les Rencontres sur les Docks d’ouvrir plus fermement les portes du Cinéma L’Atalante et de l’Autre Cinéma, pour guetter les spectateurs avec une plus grande impatience que d’ordinaire.

Les films, les invités et les concerts qui jalonnent le programme ont pris le parti de croire dans la curiosité de leurs fidèles, aiguillée sous les trois angles du jeune cinéma français, du cinéma basque, et de la rétrospective du cinéaste breton René Vautier.

the-voice-1Tant pis ici pour la sortie du nouveau film de Marjane Satrapi, The Voices, qui attendra la Gazette suivante : programmé au Royal de Biarritz, cette comédie romantique autour de la figure d’un serial killer a impressionné le Festival du Film Fantastique de Gérardmer, dont il est reparti avec les prix du Jury et du Public.

1001-grammesLa fidélité au cinéma doux-amer de Bent Hamer, et son nouveau 1001 grammes, trouve sa place dans la programmation hors-festival, possible d’imaginer combien cet auteur profondément humain et sensible aurait aussi pu intégrer un pan de la manifestation bayonnaise.

Ce sont des petites frustrations qui, ce mercredi, ne sont pas à même de troubler le plaisir de faire découvrir le temps fort annuel de cet opérateur art et essai.

Chacun dans leurs domaines, trois films semblent emblématiques de ces Rencontres, qui les verront projetés cette semaine en présence de ceux qui, ici, maintenant, rentreront dans la salle en savourant cette possibilité d’aller au devant du public.

Bonnes séances à tous


Le dernier coup de marteau
réalisé par Alix Delaporte (présente jeudi 12 mars à L’Atalante, 21h15)

marteau-2Avec Romain Paul, Clotilde Hesme, Grégory Gadebois – 1h23 (également projeté au Sélect de St Jean de Luz)

Quand Victor, 13 ans, pousse la porte de l’opéra de Montpellier, il ne connaît rien à la musique. Il ne connaît pas non plus son père venu diriger la 6ème symphonie de Mahler. Il l’observe de loin, découvre l’univers des répétitions… Le jour où Nadia, sa mère, lui annonce qu’ils doivent quitter leur maison sur la plage, Victor s’inquiète. Pour sa mère, dont il sent qu’elle lui cache quelque chose, mais aussi pour sa relation naissante avec Luna, la voisine espagnole. Victor décide alors de se montrer pour la première fois à son père…

marteau-3Depuis 2012, et son premier Angèle et Tony, on n’avait pas (assez) de nouvelles d’Alix Delaporte, cette jeune réalisatrice qui amena Clotilde Hesme et Grégory Gadebois sur le devant des Césars, dont ils repartirent avec le Prix des meilleurs espoirs tous les deux.

On prend les mêmes, sans recommencer, pour un film qui s’est décentré de la romance improbable de sa première romance pour offrir, entre une mère et son fils et non plus un couple, un même regard subtil et réservé sur les relations humaines.

Ce qui travaille son cinéma reste le fil rouge de sa nouvelle réalisation, comme le montre la photo de Une de cet article : des taiseux, qui regardent la mer à l’horizon comme ce « plus tard » qui doit les amener à s’épanouir.

Sorti ce mercredi sur une centaine d’écrans, la presse est tombée sous le charme, « Le Dernier Coup de marteau est un film sensible, sensuel, concis. Une nouvelle réussite », écrit Ainsi le site Critikat.com


Lasa eta Zabala
réalisé par Pablo Malo (en présence du réalisateur le mercredi 11 mars à L’Atalante, 21h15)

lasa-eta-zabala-2Avec Unax Ugalde, Oriol Vila, Ricard Sales – 1h46 en VO

Lasa_y_ZabalaIl y avait sans doute plus aisé à programmer en ouverture des Rencontres que ce film basque, sorti en Espagne le 14 octobre dernier, après une présentation au Festival Zinemaldia de Donostia qui a secoué son édition.

Son sujet en est la cause principale, qui fait revenir à la lumière l’histoire de deux militants d’ETA, disparus à Bayonne en octobre 1983. A l’instar du film Sanctuaire, le Pays Basque français prend conscience des commandos du GAL sur son territoire.

Une contribution mémorielle qui a pris le parti formel de ne pas en cacher la violence, premier point de clivage entre les critiques qui l’ont plutôt dézingué outre-Bidassoa et les spectateurs qui l’ont applaudi, compte-rendu très rapidement dans Eklektika.


Et le mot frère et le mot camarade
réalisé par René Vautier (en présence de sa fille, Moïra, le vendredi 13 mars à L’Autre Cinéma, à partir de 19h)

paul-eluardMontages d’archives et captation de poésies écrites sous la Résistance – 1995 – 55 mn

De toute sa filmographie, celui-ci n’a été ni censuré ni passé sous silence. C’est juste une merveille, dont le réalisateur lui-même ne connaissait pas la valeur exacte.

vautierAu départ, un souhait de ses anciens potes de la Résistance, voir le gars Vautier raconter la Seconde Guerre avec sa façon à lui : une gageure pour ce militant qui n’a jamais eu au poing qu’une caméra, et qui a filmé comme personne la violence de ceux qui avaient choisi les armes.

René Vautier a surpris son monde, en montant des archives chronologiques plus ou moins connues avec la mise en scène de lecture des plus vibrants poèmes qui ont été écrits, période après période.

Le résultat fait trembler, et bouleversera ses spectateurs.

Plongés que nous sommes dans des discours de « principes de réalité » qui devraient nous obliger à voir la culture céder sa place, pour un instant, au redressement des économies dévastées : dans les maquis, et jusque dans les camps, ceux qui écrivaient, comme ils le pouvaient, trompaient la mort en l’obligeant à les considérer comme des humains déterminés à faire vivre les mots.


Une-GAZETTE-DOCKSToute le programme des rencontres sur les Docks sur le site du Cinéma L’Atalante

 


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