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‘Les roses volées’ d’Alexandre Geoffroy : itinéraire d’un premier roman, son désir comme seule certitude

29 janvier 2015 > > 2 commentaires

Un premier roman dans une vie qui ne vous avait pas préparé à en connaitre la méthode, ni le parcours nécessaire du combattant : rencontre avec Alexandre Geoffroy, auteur du thriller « Les roses volées », situé sur Biarritz.

La rencontre est fixée dans le café de la salle Quintaou d’Anglet, un sourire et un café, la puissante carcasse d’Alexandre Geoffroy cherche la place à prendre dans cet entretien à même de s’enquérir de l’existence d’un « nouvel auteur local ».

roses-voleesSur la table, son premier roman, Les Roses volées qui vous attend, la couverture barrée d’un identifiant, « thriller », la concrétisation d’un parcours d’un primo-romancier d’une trentaine d’années.

Un temps d’inaction professionnelle, entre restauration et promotion immobilière, et la décision prise de se lancer dans cette aventure qui n’en finit pas de surprendre ce qu’il pensait connaitre de lui-même.

L’exercice a été solitaire, dans la plus grande discrétion, « un jour, j’ai imprimé les 160 pages et les ai posées sur la table de la cuisine. Ma femme m’a demandé ce que c’était », se souvient-il.

Six exemplaires envoyés à des éditeurs et six mois d’attente, avant un coup de fil d’une éditrice située en Lorraine, la maison Ex-Aequo, riche d’une bonne cinquantaine d’auteurs, pour la plupart dans le polar.

Les premières angoisses sur la qualité d’un objet littéraire motivé par son seul désir d’écrire une chasse à l’homme haletante qui se passerait du côté de Biarritz, mais impossible à déterminer soi-même : « l’éditrice m’a vite rassuré, en m’expliquant que le premier jet était propre, et qu’il avait une énergie intéressante, à conserver ».

Suivront deux mois de correction, autant de doutes, malgré tout, l’affirmation d’Hemingway (« écrire, c’est ré-écrire ») en tête.

« J’avais commencé par écrire 25 premières pages, à l’instinct », se remémore-t-il, « et je me suis lancé dans la suite. Et chaque jour, si la lecture du lendemain le validait, je poursuivais », confie-t-il.

Dans cet exercice qu’il découvre, il calfeutre ses incertitudes obligatoires par des conseils glanés ici et là, en particulier sur des forums d’écriture où abondent des conseils, certains agissant comme le mouche du coche.

« Sur un forum comme celui des Jeunes Ecrivains, il n’y a pas de méthodes, ce n’est pas ce que je cherchais, mais des échanges nourris entre ceux dont je comprenais les doutes, mais aussi les motivations », et il le répète plusieurs fois pendant l’entretien, « je sentais que je pouvais avancer, m’appuyer sur ces conseils ».

L’inquiétude est toujours là, même entouré des premiers retours élogieux de ses proches, quand, en novembre 2014, son premier livre publié lui échoit dans les mains.

160 pages, un prix de 14 euros qui lui convient (« faut pas que cela soit trop, c’est un premier roman d’un inconnu, quand même »), et des premiers retours de lecteurs avisés, en particulier de blogueurs réputés comme Le Concierge masqué, ou Black Novel.

Ils saluent avec enthousiasme un coup de coeur pour cette histoire d’un homme dont la petite fille est retrouvée morte, et qui connaît l’assassin, et le traquera après qu’il ait été relâché pour un vice de procédure, il écarquille les yeux, n’ose pas trop exprimer sa fierté, et continue l’entretien.

brume-biarritz« Ça tenait la route, apparemment », résume-t-il en fixant votre regard et en espérant ne pas vous avoir choqué par trop de vantardise, « ces premières critiques m’ont apprises que je ne pouvais pas me comparer à des superbes machines à écrire, comme Marin Ledun par exemple, mais que je pouvais sans doute continuer. Et me lâcher plus ».

Son bouquin est référencé, commence alors le travail nécessaire auprès des libraires pour s’extirper des masses de livres envoyés sous forme de listing, puis auprès de la presse, avec, à chaque fois, l’obligation de bien préciser qu’il ne s’est pas auto-édité, cette facilité qui vous enferme dans un cadre onaniste difficile à dépasser.

Le livre se vend bien, « l’éditrice me l’a confié, mais je ne veux pas savoir exactement comment, pas envie de m’appuyer sur autre chose que mon désir d’écrire ».

geoffroy-roses-volees-1Il a signé un contrat « classique » de royalties, il verra « après », pour l’instant il a repris des feuilles blanches, l’écriture lui semble moins inconfortable désormais, « je sais que je l’ai déjà fait ».

Cela semble tomber bien : ses premiers lecteurs lui ont confié « en vouloir encore », il entame une suite.

Un proverbe chinois explique que, pour réussir sa vie, il faut avoir écrit un livre, planté un arbre et élevé un enfant.

Il ne le connaissait pas, il sourit. Il faudra qu’il plante un arbre quelque part.


 

roses-voleesLes roses volées, d’Alexandre Geoffroy,
164 pages, 14 euros
éditions Ex Aequo

Le livre est disponible sur la côte basque à Elkar Bayonne, à la FNAC et au Centre Leclerc Culture d’Anglet, au Bookstore de Biarritz, où il fera une signature en mars prochain.

Et nous le chroniquerons bientôt sur Eklektika


 


Commentaires

2 réponses à ‘Les roses volées’ d’Alexandre Geoffroy : itinéraire d’un premier roman, son désir comme seule certitude

  1. Perez dit :

    Je viens d achever la lecture de ‘la rose oubliee’
    julie, ma fille, me l ‘à offert…intriguée, j ai démarré les premieres pages et n ai pas pu m’arrêter j ai suivi le rythme rapide de l écriture en même temps que la quête éperdue de vengeance de Mélanie, , j ai souffert en même temps que ses parents et du paysan qui lui a sauvé la vie….phrases courtes,simples mais qui font bien ressortir l urgence de la vengeance
    pas ou très peu de description qui auraient donnes plus de matière à l environnement des personnages dans leurs courses éperdue contre le temps…
    bref un grand bravo et surtout un sincère encouragement à persévérer c est une belle victoire à poursuivre pour toi pour isa et ton fils …j attends la suite avec beaucoup de curiosité. ..et je te dis continue c est prometteur ?

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