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Les Wampas à L’Atabal Biarritz, comme un inattendu (joyeux) Noël en février

6 février 2017 > > Soyez le premier à réagir !

La venue des Wampas vendredi dernier à L’Atabal Biarritz a été un grand moment de revival rock, dès que lors que la tribu de la bande à Didier y a posé son campement, et réveillé les meilleurs souvenirs de ses fans, anciens et à venir.

On pouvait avoir loupé les épisodes précédents des Wampas, cette bande de rockers formée en 1983 du côté de Paris, quand le sien le plus récent pouvait être relié à leurs présences dans Le Grand Soir filmé par Kervern et Delépine, ou bien encore, au siècle dernier, début des 90’s, quand un pote vous offrait en hurlant de joie une place de concert pour votre anniversaire.

Sans avoir besoin de gratter longtemps pouvait ainsi revenir le souvenir déjanté où le bassiste s’était pris le pied de micro en pleine face par un Didier Wampas déchaîné.

C’est donc en mode revival de l’époque où Ballroom Blitz se pogotait avec allégresse  qu’il était réellement envisageable d’emballer sur Petite Fille ou Ne Dis Pas Aux Copains ou de se regarder yeux droits et sourires jusqu’aux oreilles d’être de cette tribu de potes bercés a l’alternatif français.

Pour quelques-uns des anciens Mohicans, sa main dans la votre peut vous appeler « papa » aujourd’hui, avec la confiance accordée de se retrouver devant des textes faussement naïfs et déjantés, à la ligne sonore résolument rock, autrefois écoutée au Walkman (« un quoi  ???? »), le jean relevé mi-mollet et les Dr Martens aux pieds.

Ce vendredi soir, il pleut, mais la salle est pleine, toutes générations confondues, comme le groupe, et ça a très bien commencé.

Dès la première chanson, Didier Wampas est dans le public, relié à la scène comme un dog par la prise jack du filaire (sans avoir omis cette fois encore de lancer le micro sans le rattraper).

Les chaussures « Doc » montantes se sont raréfiées, mais tout le monde a le smile, ça chante, ça remue de la guibole jusqu’au fond, ça sautille au milieu, ça pogote devant, et sur la scène, les Wampas tiennent la forme.

L’acoustique parfaitement réglée permet de savourer la dialectique du chanteur en vadrouille dans la salle sans perdre aucun riff de guitare ou passe de batterie, ce qui permet aux Wampas d’envoyer du steack, et pas au tofu : ici, le cri est puissamment animal et carnassier.

Tony Truand, la rouflaquette en bataille, donne la réplique au jeune Effello guitare sous la ceinture ; Niko percute un son sec, alors que Jean-Mi semble s’être très bien remis du coup de pied de micro de l’époque.

Didier va chanter de son cri saturé, gratter, sauter, grimper, descendre dans le public, faire l’équilibriste sur une chaise portée à bout de bras par un public farceur qui profite de ces moments de partage, sans trop d’écrans de smartphones levés pour une fois.

Des slameurs, pas forcément ados, montent alors sur scène et sautent dans la foule qui les emportent au loin, là où les punks de moins de 10 ans s’initient au pogo sous l’œil fier et bienveillant des parents.

Tout en arrachant un bout de la scène, Didier Wampas fait monter les girls sur scène et finit en slamant à son tour, dans leurs bras, sur l’aire de Petite Fille.

Le quinqua du rock est toujours en place, plus sauvage que jamais, généreux avec son public, en osmose avec son groupe.

Les Wampas ont offert un show à la hauteur de leur réputation, les fans sont trempés et la pluie à l’extérieur n’y est pour rien.

Les « anciens » confient leurs joies d’avoir trouvé le concert top, ceux qui ont voulu se faire remuer quittent la salle essoufflés mais avec une petite lumière dans les yeux, et les gamins repartent vers les voitures familiales en incarnant une relève imaginable.

Générations diverses rassemblées sous un même feu de joie, dans une ambiance familiale de retrouvailles : la soirée a pris les allures d’un inattendu Noël en février.


 


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