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Profusion des livres et solidarité des librairies indépendantes : la voix de secours, par Le 5ème Art

23 mai 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Plongée dans un réseau solidaire de librairies indépendantes de Nouvelle Aquitaine, guidée de façon déterminée et anti-Amazon par la fondatrice et gérante de cette librairie de St Jean de Luz : l’occasion également de recueillir des coups de coeur de lectures avant l’été, qui n’a jamais été aussi proche.

Délaisser les joutes électorales pour un peu de délectation littéraire, avec pour guide la librairie Le 5ème art de St Jean de Luz. Mettre de côté un court temps les graves et fastidieuses considérations contextuelles et réhabituer nos oreilles rebattues de socio-politique à la douceur de sonorités plus harmonieuses.

Reprendre le bruit de pages qui se tournent et apprécier le glissement des yeux sur les lignes imprimées d’un bon livre. En guise d’interlude récréatif, une exploration de la vie de libraire en compagnie de Christelle Dierickx, sa créatrice et responsable, membre de l’association Les Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine.

« Après une étude de marché, il me semblait qu’il manquait quelque chose à Saint Jean, un lieu de vraies rencontres, de débats et d’échanges. J’ai donc fondé le 5ème Art en 2010 et depuis, j’ai reçu plus d’une centaine d’auteurs dont le tout premier, Pascal Quignard, que j’avais étudié quand j’étais à la fac. C’est une sorte de parrain de la librairie », introduit Christelle, arrivée au Pays Basque en 2009, tout droit sortie du monde de l’édition parisienne après un parcours marqué par les lettres.

« Mon objectif est de concevoir une bulle culturelle. La littérature, pour moi, c’est la meilleure occasion d’être en prise directe avec le monde tout en s’abstrayant du quotidien pour prendre le recul nécessaire. Je ne voulais pas seulement créer une librairie, mais un carrefour entre les différentes formes artistiques : ici, on organise aussi des concerts et des expos, et c’est ça qui me passionne », poursuit-elle.

Un monde du livre sujet à des métamorphoses perpétuelles, « la profusion des parutions est très excitante, même si on a toujours l’impression de courir après le train. Le libraire doit régulièrement se poser la question du choix, comme celui de ne pas vendre les ouvrages des candidats à l’élection, par exemple (sourire). Il s’agit de savoir s’adapter aux nouvelles situations dans un contexte très dynamique mais surtout, il faut aimer le contact avec les gens, être à l’écoute, rester curieux et s’intéresser aux médias. L’aspect humain est de loin le plus important à mon sens. »

Évidemment, les hommes et femmes en charge des lieux sont des passeurs, « c’est pourquoi les auteurs qu’on invite sont toujours choisis sur un coup de cœur. J’adore ces moments où les gens peuvent discuter avec l’auteur, très simplement : c’est un véritable échange, bien au-delà de la dédicace sèche avec un auteur derrière une table qui signe des bouquins à la chaîne ».

Christian « Moustic » Bordes et Denis Robert, invités du 5ème art le 30 avril 2016

Ici, comme dans certains autres logiquement regroupées dans l’association Les Librairies Indépendantes en Nouvelle-Aquitaine : 92 librairies membres, évènements, salons, dédicaces, expositions, et un service de recherche d’ouvrages par titre ou auteur qui permet de localiser les lieux « près de chez vous » où l’on peut acheter ou commander le livre souhaité; « une manière intelligente de résister à Amazon et autres tyrans du web », ajoute-t-elle

« L’idée, c’est de mettre en commun nos efforts pour valoriser notre métier et le faire connaître. L’association est gérée par des libraires qui souhaitent promouvoir le livre et la lecture à leur niveau. Ça va de l’impression de sacs à l’organisation d’évènements comme Pépites en Stock ou encore Lire en Short, devenu Partir en Livre, mais aussi de concours, de lectures de contes. Il y a entre toutes ces librairies plus de solidarité que de concurrence, chacun ayant sa propre identité et respectant celle des autres. »


Quelques petits conseils de lecture en bonus, à ensuite indiquer au librairie de votre coeur, à St Jean de Luz ou ailleurs


Dans une coque de noix, d’Ian McEwan

« Voilà un roman à la fois cruel et très beau, une réécriture d’Hamlet où le personnage central est un… fœtus ! »

Éditions Gallimard, parution Avril 2017, 224 p., 20€.


La Mort d’un homme, de Lael Wertenbaker

« C’est une réédition du livre paru pour la première fois en 1957. Charles et Lael Wertenbaker étaient un couple de journalistes mondialement connus, installés à Ciboure dans les années 1950. Ici, Lael raconte les six derniers mois de la vie de son mari, atteint d’un cancer fulgurant. C’est un grand livre, d’une infinie beauté et simplicité, qui m’a retournée. »

Editions Séguier, parution mars 2017, 248 p., 19.90€


Gérard, de Mathieu Sapin

« Dans cette BD pour adultes, on découvre un Gérard Depardieu à la fois agaçant et attachant à travers les dessins de l’auteur, qui l’a suivi pendant cinq ans. »

Éditions Dargaud, parution mars 2017, 160 p., 19.99€.


Culottées (2 vol.), de Pénélope Bagieu

« C’est la BD du féminisme éclairé, à conseiller à toutes les filles et les femmes de son entourage. »

Éditions Gallimard, parution Septembre 2016 et Janvier 2017, 144 p. et 168 p., 19.50€ et 20.50€


 


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