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« Lucrezia Borgia » à Bilbao : un tonnerre d’applaudissements pour le ténor Celso Albelo

26 octobre 2016 > > Soyez le premier à réagir !

La saison lyrique 2016/2017 de Bilbao s’est ouverte samedi dernier avec Lucrezia Borgia de Gaetano Donizetti, pour une soirée de Bel Canto qui a été à la hauteur des attentes et qui a même su embraser un public réputé pour sa froideur, grâce aux voix de Celso Albelo, Marko Mimica et Elena Mosuc. D’autres représentations sont prévues vendredi 28 et lundi 31 octobre.

Cela faisait 15 ans que Lucrezia Borgia avait disparu du répertoire de l’ABAO : ce samedi, l’opéra de Donizetti a donc ouvert la 65e saison de l’Association Bilbotar des Amis de l’Opéra (ABAO-OLBE). Oeuvre romantique, inspirée d’un drame de Victor Hugo, l’oeuvre exige des voix formées au plus pur bel canto, un défi qui a été relevé avec brio par le quatuor des rôles principaux.

La soprano roumaine Elena Mosuc a enthousiasmé l’auditoire de l’Euskalduna tant par sa voix, d’une très belle musicalité, pleine de finesse et de raffinement, que par son interprétation dramatique. La cabalette de Lucrezia, Era desso il figlio mio, a ainsi été particulièrement émouvante.

Le ténor canarien Celso Albelo a eu droit à des tonnerres d’applaudissements après son interprétation de l’air de Gennaro T’amo qual s’ama un angelo. Sans doute le moment le plus sublime de la soirée, un moment qui nous a fait comprendre pourquoi beaucoup comparent sa voix à celle de son compatriote, Alfredo Kraus.

La voix grave du baryton basse Marko Mimica, dotée d’un timbre somptueux, riche en harmoniques, avait toute la noirceur requise pour incarner Alfonso, le duc de Ferrara et le mari jaloux et vindicatif de Lucrèce.

Enfin, dans le rôle ambigu du comte Orsini, ami de cœur de Gennaro, la mezzo italienne Teresa Iervolino avait certaines difficultés pour mettre en valeur le joli timbre de sa voix à cause de l’ampleur de l’auditoire.

Mais la partition a été fièrement défendue par José Miguel Perez Sierra, coutumier de ce répertoire, qui a su tirer le meilleur parti de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi.

Quant à la mise en scène et la scénographie, avec les costumes d’époque, l’heure est toujours au conservatisme à Bilbao, à l’unisson avec le goût traditionnel qui domine dans son public.

Lucrezia Borgia - abao bilbao-5C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous attendons la prochaine affiche, La Cenerentola de Rossini dans une production de l’Opéra de Toulon, du 19 au 28 novembre :

bilbao-saison-classique-2016-7la mise en scène contemporaine conçue par Jean-Philippe Clarac et Olivier Deloeuil, créateurs du Lab (Bordeaux), supposera un changement radical par rapport aux mises-en-scène (souvent trop) traditionnelles qui ont marqué ces dernières années.


logo abaoTous les renseignements pour les représentations du vendredi 28 et lundi 31 octobre et sur l’ensemble de la saison sur le site de ABAO OLBE


 


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