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‘Marvellous’ [Fipa2015] : un conte moderne qui réchauffe l’âme et le coeur

22 janvier 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Après une première diffusion le 21 janvier, le FIPA 2015 à Biarritz vous donne l’occasion samedi 24 janvier à 9h30 de voir ce Marvellous de Julian Farino à même de vous faire rayonner de bonheur.

Il y a Forrest Gump, et il y a Marvellous. Il y a la version fictionnelle hollywoodienne  et il y a la version réelle anglaise d’une âme simple et douce. Il faut choisir sans hésitation la seconde.

L’histoire :

marvellous-uneInspiré d’une histoire vraie, Marvellous raconte avec tendresse et humour la vie extraordinaire de Neil Baldwin (Toby Jones), un être un peu simple. Sa candeur sans limites lui permet de franchir tous les obstacles. Si son entourage et sa mère doutent de ses capacités à affronter le réel, il s’en remet à Dieu et ne renonce jamais à ses rêves ni à sa passion du football. Comme il a résolument choisi d’être heureux, tout le monde l’aime.

Donc Neil est un clown, un vrai clown de cirque sous le nom de Nello qui parvient, comme un Zelig des derniers jours, à réaliser ses rêves, dont celui de jouer pour son bien-aimé Stoke City malgré une technique footbalistique proche de celle d’une otarie.

Neil va devenir la mascotte de Stoke City et de l’Université de Keele pendant plus de 50 ans – sans y avoir jamais été étudiant ou employé.

Il viendra sans invitation au Parlement et finira par s’assoir pour dîner aux cotés du regretté Tony Benn. Cet événement, tout comme les relations fondamentales de sa vie, avec sa mère aimante, son ami de toujours Malcolm et l’Église d’Angleterre, sont montrés dans le film.

Une partie du secret de la réussite de Baldwin est la part non-consciente de sa nature et Marvellous a résisté à l’étiquette « difficultés d’apprentissage, simple d’esprit, etc ». Non pas parce que le réalisateur aurait cédé à la pression du politiquement correct, mais parce que cela diminuerait Baldwin en tant que caractère individuel. Ce qu’il est, par dessus tout, malgré tout.

Ainsi, dans une scène où Neil est soumis à une certaine violence verbale d’un footballeur lourdaud de Stoke City, il y a une pause dans l’action pour que l’acteur Toby Jones demande au vrai Neil son ressenti : «Est-ce qu’il s’en est pris à toi à cause de tes difficultés ? » « Quelles difficultés? »fut la réponse souriante de Neil.

Voir ainsi le vrai personnage intervenir dans la fiction au coté de l’acteur est une expérience très originale.

Ces touches surréalistes – il y a aussi des intermèdes musicaux et intertitres colorés pour introduire chaque escapade – sont ce qui distinguent Marvellous d’une fiction à la Forrest Gump.

Certes, comme le personnage incarné par Tom Hanks, Neil est un homme chrétien, dont la vision du monde peut sembler simpliste pour révéler une sorte de sainte sagesse. Mais contrairement à Forrest, Neil Baldwin est une personne réelle encore vivante qui donne une dimension différente au film.

Diffusée en septembre dernier sur la BBC2, l’histoire apportée à l’écran par le scénariste Peter Bowker (Occupation, From here to there) est un conte moderne, complètement réaliste et qui réchauffe l’âme et le cœur.

Non pas par des effets hollywoodiens usés jusqu’à la corde, mais par la seule force de la personnalité optimiste de Neil.

Avec ses simples mots « J’ai toujours voulu être heureux, alors j’ai décidé de l’être », on peut le croire.

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