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Nicolas Barrome, première révélation graphique des Jours Heureux d’Anglet

1 mai 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Le prochain Festival de théâtre jeune public des Jours Heureux, à Anglet, a permis de découvrir le talent rare du graphiste Nicolas Barrome, un Luzien exilé à la capitale, et ravi de ce retour inattendu.

L’appel à concours d’affiches, lancé par la Ville d’Anglet, portait objet d’un festival, Les Jours Heureux, avec une description générale de l’événement : deux jours de théâtre et autres spectacles, les 9 et 10 mai 2015, orienté jeune public et familles, dans l’espace naturel ouvert des Ecuries de Baroja.

Depuis son atelier parisien, Nicolas Baromme a puisé dans ses presque 10 ans d’expériences graphiques dans la pub, la presse et ses créations personnelles, pour commencer à esquisser sur son ordi une avant-scène, et des rideaux rouges en fond.

Un biscuit rigolo dessus, il en met presque partout de toute façon, et puis ses « monstres gentils » à lui, et quelques ovnis, pour faire patte.

Et ça a donné ça.

jours-heureux« Ca fait presque 10 ans que je fais ce boulot, et je trouve que les visuels pêchent un peu quand on les surcharge de messages », confie-t-il à Eklektika, quand le fil conducteur de ses créations, au pinceau, au trait, sur l’ordi ou à la bombe, « c’est mon univers, qui passe avant tout ».

Et la Ville d’Anglet accroche tout de suite, puis scotche sur le CV de l’heureux désigné, inconnu avant cela, mais portant mention… d’une naissance à quelques kilomètres de là, à St Jean de Luz, en 1980.

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La mer noire, Biarritz, 2014

Le plaisir se démultiplie, en particulier pour celui pour qui Paris s’est imposée comme une résidence à privilégier.

« C’est ma première commande pour ma région natale », savoure-t-il, ses premiers faits d’armes ont eu lieu pourtant ici, du coté de Bidart (« il doit rester un mur, je crois ») et de Bayonne (« avec des potes, on avait accepté de peindre l’enceinte des Arènes, le support était ondulé, une horreur ! »).

Une formation en arts appliqués du côté de Bordeaux, puis le grand déclic à Troyes, où il trouve sa voie et les potes qui formeront les commandos JeanSpécial et JeanClode.

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Galerie L’Attrape Rêve, mai 2013, Paris (avec Amandine Urruty)

A plusieurs mains, c’est l’époque des commandes réalisées pour France 5, Radio Nova, Ia SNCF, Orange, ou la Sécurité Routière, Nicolas Baromme s’amusant toujours de son côté à transformer tout ce qui tombe sous son regard.

 

Le style est là, avec un travail exigeant sur les volumes, les couleurs, la boulimie de détails qui le rapproche d’un Jerôme Bosch élevé devant les Simpsons.

 

« Il faut surtout que cela soit très coloré et plutôt agréable à regarder », explicite-t-il, « avec la volonté de mettre les choses en scène, où pas mal de choses se passent ».

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Canal de l’Ourcq, Paris, juin 2012 (avec Amandine Urruty)

Au vu de son impressionnante production, il a plutôt bien digéré ces kilomètres de films SF vus depuis tout petit dans le vidéo-club familial à Biarritz, et a mixé son goût des peintures classiques avec cette culture pop-corn et contemporaine, une Guerre des Mondes qui éclate comme des cases de dessins animés.

Il se souvient de ses débuts dans les arts appliqués, « ça n’avait pas la côte d’aujourd’hui », il avoue avoir « cherché dans tous les sens », du print au graffiti, avec une constante, celle d’échapper aux caricatures du genre.

« Je n’ai aucun background de vandale, j’ai envie que mes dessins, en particulier les grafs réalisés avec ma chérie Amandine, soient ludiques, pas envie que ça dérange », et de confier son refus d’étaler du malsain sur des réalisations urbaines de 15 mètres de haut, « faut imaginer que les gens voient ça tous les jours, ça me ferait chier que ça les dérange ».

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Bukruk Festival in Bangkok, mai 2013 (avec Amandine Urruty)

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Bukruk Festival in Bangkok, mai 2013 (avec Amandine Urruty)

Au fil du temps, son talent indéniable a rejoint la préoccupation de revues nationales se demandant comment rendre intéressantes des publications pas franchement sexy, les dessins de Nicolas leur ont tiré plusieurs grosses épines de pieds, à l’évidence, tout en lui permettant de « ne pas manger des patates tous les jours », rigole-t-il.

 

A Anglet, l’accueil est tel que lui a été proposé d’être le parrain de cette nouvelle formule des Jours Heureux.

Sa joie est perceptible, « les enfants, c’est mon meilleur public », sourit-il, « c’est marrant de voir ce que les petits déchiffrent, alors je suis super content de rencontrer ce public, impatient même ».

festival Rencontres BD Aix, mai 2013

Alors il s’installera dans un coin du parc Baroja pour la réalisation d’une fresque de 6 mètres par 2,50, « je ne sais pas encore ce que je vais faire ».

La rencontre sera courte, trois jours en tout, il le regrette déjà, il vous invite à venir échanger avec lui, « vraiment, faut pas hésiter ! », et une idée fait son chemin depuis quelques jours, lui permettre d’organiser une grand exposition de son travail à Anglet, en 2016.

On pourrait bien entendre parler encore souvent de Nicolas Barrome.

Et on ne trouvera pas grand monde qui s’en plaindra.

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jours-heureux-anglet-25Retrouvez l’univers graphique de Nicolas Barrome sur son site perso.

Interview décontractée et particulièrement intéressante de notre bonhomme sur Cultiz.com


 


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