Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Les femmes de Niki de Saint Phalle, son oeuvre immense au Guggenheim de Bilbao

4 mai 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Le musée Guggenheim de Bilbao accueille jusqu’au 7 juin la première grande rétrospective dédiée à l’artiste Niki de Saint Phalle depuis vingt ans, un univers singulier joyeux et coloré, dont on a oublié à tort l’engagement et la radicalité.

Avec deux cent pièces permettant de découvrir de façon chronologique et thématique toute sa trajectoire artistique, la rétrospective consacrée à Niki de Saint Phalle (1930-2002) par le Guggenheim de Bilbao présente toutes les facettes de celle qui fut à la fois peintre, assembliste, sculptrice , graveuse, performeuse et cinéaste expérimentale.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-9

Crédit photo : Frederik Verbeke

Le parcours à la fois chronologique et thématique, ponctué d’écrans montrant l’artiste commentant son travail, évoque très bien l’ampleur, la richesse et la complexité de son oeuvre.

En s’inspirant de Gaudí, Dubuffet et Pollock, Niki de Saint Phalle a mis en place, dès la fin des années 1950, un univers singulier, dont on connaît surtout le caractère joyeux et coloré, mais dont on a oublié à tort la violence, l’engagement et la radicalité.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-8

Crédit photo : Frederik Verbeke

Voyageant sans cesse entre la France et les Etats-Unis, elle fut à la fois une artiste française, connue comme la seule artiste femme du Nouveau Réalisme en France, et une artiste américaine, avec des oeuvres s’inscrivant dans le courant des Combine Paintings Néo Dada (Jasper Johns, Robert Rauschenberg,…)

Mai elle a également intensément travaillé la question de la représentation des sujets américains, des références à l’art des natifs d’Amérique et à celle de la civilisation mexicaine, de la question raciale à la critique de la politique de Georges Bush.

Crédit photo : Frederik Verbeke

À travers son oeuvre, Niki de Saint Phalle a renouvelé la représentation du corps féminin et de l’érotisme, réinterprété les grandes figures mythiques et interrogé de façon critique le rôle de la femme dans la société.

Ses célèbres Nanas ont par exemple révolutionné la représentation de la femme dans l’art. Elles portaient l’espoir d’un monde nouveau où la femme aurait “droit de cité”.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-4

Crédit photo : Frederik Verbeke

« Libérés des stéréotypes imposés par la mode, leurs corps expriment une féminité sans retenue et un féminisme souriant », selon les commissaires de l’exposition.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-12 « Pour moi, mes sculptures représentent le monde de la femme amplifié », rajoutait l’artiste, « la folie des grandeurs des femmes, la femme dans le monde d’aujourd’hui, la femme au pouvoir ».

Présent dans son travail, le féminisme n’est qu’un élément de sa lutte contre les conventions et les carcans de la pensée.

Derrière la lecture décorative et superficielle avec laquelle on aborde souvent son travail, se cachent d’autres niveaux d’interprétation, les commissaires de l’exposition soulignent, par exemple, la puissance subversive des “Tirs”.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-2« Ces performances, où des tableaux étaient détruits à la carabine par l’artiste ou le public invité (« pour qu’il joue son rôle de création »), furent à la fois fondatrices dans l’histoire du happening et particulièrement scandaleuses, car orchestrées par une femme.

Dirigés contre une vision de l’art, une idée de la religion, une société patriarcale, une situation politique où guerre froide et guerre d’Algérie s’entremêlent, un pays – les États-Unis – où le port d’arme est légalisé -, les Tirs sont à l’image de son œuvre ultérieure, qui se nourrit presque toujours de questionnements sociétaux ».

Niki-Saint-Phalle-bilbao-1La rétrospective ne néglige pas non plus les nombreuses oeuvres d’art public, dont le Jardin des Tarots, en Toscane, la Fontaine Stravinsky à Paris, ou encore les liens de Niki de Saint Phalle avec la performance, le cinéma expérimental et le ballet, entre autres aspects d’une très diverse production.

Une belle rétrospective qui permet de découvrir non seulement la trajectoire de l’artiste, mais aussi l’actualité et la nécessité de son oeuvre.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-7

Crédit photo : Frederik Verbeke

Preuve de son actualité en est quand, à la sortie du musée, le visiteur est confronté à une banderole publicitaire géante d’un parfum mondialement connu, affichant, sur la façade d’un hôtel en face de l’entrée du musée, une image de femme que Niki Saint Phalle cherchait justement à critiquer.

Niki-Saint-Phalle-bilbao-3

Crédit photo : Frederik Verbeke


Niki-Saint-Phalle-bilbao-11Exposition Niki de Saint Phalle, jusqu’au 8 juin à Bilbao

Tous les renseignements sur le site spécial (en français) dédié à la rétrospective au Guggenheim


logo-les-petits-plaisirsVendredi 22 mai :
l’expo sur Niki de Saint Phalle et sur les deux du Musée des Beaux Arts de Bilbao, en mode « Petits Plaisirs »

Faciliter l’accès à la culture, par la programmation, la proposition d’organiser les déplacements mais aussi les curiosités : tel est le credo de cette toute nouvelle initiative culturelle des Petits Plaisirs.

Départ de Biarritz à 8h et retour à 19h, une journée d’expo à partager ensemble. Tous les renseignements sur www.les-petits-plaisirs.com

Coordonnées :
lespetitsplaisirs.biarritz@gmailcom
11, avenue des Tilleuls – 64200 Biarritz
Tel : 06 88 62 68 77


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.