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L’Opera de Pékin, un géant du théâtre populaire chinois en tournée entre Bayonne et Donostia

25 novembre 2014 > > Un commentaire

Des deux côtés des Pyrénées, le Pays basque accueille dès ce mardi le prestigieux Opéra de Pékin, pour la première fois en Europe, grâce aux efforts conjoints de la Scène Nationale Sud Aquitain de Bayonne et de Donostia Kultura de San Sebastian.

Donné sur scène et avec surtitrages à la salle Quintaou d’Anglet le mardi 25 novembre et à Donostia le jeudi 27 novembre au Teatro Victoria Eugenia, Les 3 combats de Tao Sanchun de l’Opéra national de Pekin a gagné une place de choix dans l’imaginaire chinois, par cette pièce contemporaine du grand dramaturge Wu Zuguang, inspirée d’une histoire populaire.

Celle d’une jeune fille étonnante, Tao Sanchun, sorte d’amazone invincible aussi redoutable par sa connaissance des arts martiaux que par son refus de la domination des hommes, fussent-ils bandit, amoureux éconduit ou Empereur des Cinq Dynasties, au Xème siècle.

Depuis 20 ans, le spectacle tourne dans le monde entier, cette troupe ayant reçu le titre de « troupe d’importance nationale » en Chine formant l’un de ses représentants actuels les plus applaudis sur la planète.opera-pekin-14Mardi à Anglet, puis jeudi à Donostia, la magie de ce spectacle exceptionnel devrait fonctionner à plein, dans une fascination et une démonstration de culture rares.

Avant cela, ce lundi, en présentation à la presse à Donostia dans le cadre des échanges de programmation de la Scène Nationale Sud Aquitain (SNSA) de Bayonne et de Donostia Kultura, rappel fut fait de la notoriété impressionnante de cette troupe de comédiens en Chine, fierté d’un peuple de plus d’un milliard d’êtres humains, qui ont fait de ces comédiens des demi-Dieux, chargés par la danse, le jeu, le chant et les techniques de combat, de nous en livrer une lecture immémoriale.

opera-pekin-7Jamais les visages détendus et souriants ne traduisirent pourtant le travail titanesque nécessaire, dès l’enfance, afin d’amener ces interprètes à représenter ce qui se fait de mieux dans leur pays aux dimensions de continent.

Pour la question de préciser ce qui pouvait rendre la pièce aussi populaire – de son affirmation féministe ou de son refus de céder au pouvoir -, une réponse polie fut apportée sur le décalage historique entre l’écriture du feuillet et le présent de la Chine, à même de ne pas permettre d’y voir le moindre symbole de défiance métaphorique contre ses maîtres actuels.

La fin de ce rendez-vous de presse put alors sonner l’heure de l’immémorial appartenant à ce Pays basque, par un passage obligé vers un bar proche, une bouteille de txakoli remplissant autant les verres de fine mousse amère que les visages de grands « ohhh » intéressés.

opera-pekin-9Chacun s’en ira ensuite avec ses souvenirs en propre, qui dans nos quartiers à taille humaine, et qui encore dans des mégapoles où le pays basque pourra prendre cette part de mythologie que les grands voyageurs ont toujours plaisir à exagérer.

Les poignées de main, ce lundi, se souviendront pourtant que « Osasuna ! » et « Gan bay ! » sont deux signaux équivalents pour entrechoquer des verres portées par la réjouissance de cultures partagées. On les préférera toujours aux vacarmes des discours guerriers, aussi insupportables que les silences imposés.

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Entre Bayonne et Donostia, l’envie de passer « à la vitesse supérieure »

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Représentants de la Scène nationale Sud Aquitain à Donostia

Les liens entre la Scène Nationale Sud Aquitain (SNSA), basée à Bayonne, et Donostia Kultura, à San Sebastian, ont depuis deux ans un cadre d’échanges mutuels et privilégiés, via le programme Eszena-T, qui les voit se partager dans un même enthousiasme transfrontalier leurs fidèles spectateurs et une partie de leurs programmations respectives.

Ce programme de rapprochements a pris plus d’amplitude encore depuis avril dernier, quand leurs directeurs respectifs, Dominique Burucoa et Norka Chiapusso, se sont rendus en Chine pour se faire présenter la troupe de l’Opéra de Pékin, dirigée par M. Li Shaobo, dans l’intention d’accueillir ici, en Pays Basque, un spectacle d’une envergure encore inédite pour les deux structures.

Fut alors imaginé puis travaillé la possibilité de les accueillir au Pays basque, dans le cadre du programme conjoint France Chine 50, afin d’en promouvoir un spectacle inédit en Europe, dont la SNSA assure la production déléguée.

 

Pas de voyage à l’étranger sans photos souvenirs

Ce lundi après-midi à Donostia, aucun badaud près de la plage de Zuriola et de l’imposant Kursaal ne pouvait mettre un nom (ou même une fonction) sur les visages de l’actrice principale YAN Wei et du comédien M. LU Song, accompagnés par le Directeur de l’Opéra de Pékin et le directeur culturel de l’Institut de la Chine sur Paris, patientant devant le Teatro Victoria Eugenia à quelques minutes de la rencontre avec la presse de cette province basque du Gipuzkoa.

Sur le trajet entre Bayonne (où ils étaient arrivés le jour-même, après une 1ère représentation à Arcachon la veille) et Donostia, la seule difficulté pour le chargé de communication de la SNSA, Mathieu Vivier, avait sans doute résidé dans l’explication à donner du pourquoi d’une frontière franco-espagnole, au poste de Biriatou, quand le comment se pratique sans décélérer ni se sentir dans un pays étranger.

Passée cette amusante anecdote pour un pays qui défend les siennes sans faiblir depuis des millénaires, la petite troupe consacra le temps nécessaire à d’inévitables prises de photos souvenirs, dos droits et sourires nationaux de circonstance.

opera-pekin-15Pour ces hôtes plongés dans une ville basque de 180.000 habitants qui, au final, ne représente qu’un petit pourcent des habitants de Pékin, l’entrée dans le Victoria Eugenia aura été un pur ravissement, le lieu apportant à l’évidence la réponse à leurs désirs de jouer dans un théâtre exceptionnel.

Ses balcons à l’italienne et ses rangées de fauteuils en velours rouge sur fond de dorures éclatantes déclenchèrent – logiquement – une nouvelle envie évidente d’en fixer le souvenir.

opera-pekin-12L’Europe garde des traits de noblesse transcendantaux, et peu importe au final que les Français aient coupé la tête de ce bon vieux Louis XVI, et que Juan Carlos Ier d’Espagne ait pris la sage décision d’abdiquer en juin dernier avant de connaitre le même sort : Là, tout n’est qu’ordre et beauté / Luxe, calme et volupté, savourèrent ceux qui en avaient fini d’un long voyage de 8.300 kms.

Cet ami de Donostia, Norka Chiapusso

opera-pekin-2Un visage ami eut l’heur de rendre ce moment plus chaleureux encore, quand Norka Chiapusso, pour Donostia Kultura, fit son apparition, un sourire sur ses lèvres traduisant tout autant le plaisir de retrouvailles que la fierté de les accueillir dans un tel lieu.

opera-pekin-4Un peu d’empressement du Directeur de l’Opéra de Pékin, mais les cadeaux ramenés de Pékin sont vite retrouvés parmi les travées : leur remise peut alors s’effectuer dans une solennité d’ambassadeurs de deux nations heureuses de partager ce qui les rapproche, en l’occurrence, sous leurs pieds, un large plateau de scène qui ne demande qu’à vibrer de nouveaux pas.

De la fantastique capacité à parler plusieurs langues

Ainhoa Urmeneta n’avait pas sans doute pas anticipé de nourrir autant de fascination de la part des organisateurs bayonnais, et aussi des dignitaires chinois.

La jeune femme fut l’interprète idéale pour la rencontre de ce lundi, portant à elle seule la responsabilité de la traduction des propos en espagnol, en basque, en français, en anglais, et en chinois.

Pour la native de Donostia, rien d’étonnant en cela après un parcours qui l’amena de ses études de langues en Pays basque vers Paris (pour un projet Erasmus), puis, pour compléter son arsenal, fit un détour par une initiation au chinois, définitivement consolidée par une année de vie là-bas, du côté de Pékin.

De retour ici, sur ses terres natales, Ainhoa office aujourd’hui au centre de coopération entre la Chine et le Gipuzkoa, son sourire et ses facilités lui ayant ouvert toutes grandes les portes de fréquents échanges culturels ou économiques.

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OpéradePekin-2Tous les renseignements sur ces deux dates
sur le site de la Scène Nationale Sud Aquitain
et sur le site de Victoria Eugenia.


 

 


Commentaires

Une réponse à L’Opera de Pékin, un géant du théâtre populaire chinois en tournée entre Bayonne et Donostia

  1. […] Donné sur scène et avec surtitrages à la salle Quintaou d’Anglet le mardi 25 novembre et à Donostia le jeudi 27 novembre au Teatro Victoria Eugenia, Les 3 combats de Tao Sanchun de l’Opéra national de Pekin a gagné une place de choix dans l’imaginaire chinois, par cette pièce contemporaine du grand dramaturge Wu Zuguang, inspirée d’une histoire populaire.  […]

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