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L’Orchestre Symphonique d’Euskadi s’épanouit sous la baguette de Jun Märkl

13 novembre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Le 8 novembre dernier à Bilbao, l’Orchestre Symphonique d’Euskadi a prouvé au public que le choix de son nouveau directeur musical Jun Märkl inaugurait de bien belles pages devant lui.

L’Orchestre Symphonique d’Euskadi s’est produit sous la houlette de son nouveau directeur musical, le chef d’orchestre Jun Märkl, en interprétant des oeuvres de Camille Saint-Saëns et de Bela Bartok, en compagnie du violoncelliste Johannes Moser.

Après deux soirs au Kursaal de Donostia, l’affiche de la présence de l’orchestre Symphonique de Bilbao le 8 novembre dernier a de fait attiré la grande foule pour y apprécier la présence de son nouvel homme à la baguette. Y auront été interprétées des œuvres de Camille Saint-Saëns et de Bela Bartok, en compagnie du violoncelliste Johannes Moser.

Le début d’une étape prometteuse auquel a assisté Eklektika.

Crédit Photo : Frederik Verbeke

Quelques jours auparavant, le maestro Jun Märkl avait été nommé au poste de directeur musical de l’OSE. Fils d’un violoniste allemand et d’une pianiste japonaise, Jun Märkl a fait une carrière intense de chef symphonique et lyrique, dirigeant de nombreux grands orchestres de renommée internationale. Il est bien connu du public français pour avoir été directeur musical de l’Orchestre national de Lyon de 2005 à 2011.

Jun Märkl avait déjà dirigé l’Orchestre Symphonique d’Euskadi à d’autres occasions (sa première collaboration avec l’OSE eut lieu en 2012 dans le cadre du Festival Musique en Côte Basque de Biarritz).

Fin connaisseur du répertoire français, Jun Märkl consacra la première partie du concert à Camille Saint-Saëns (1835-1921). L’orchestre interpréta d’abord la frénétique Bacchanale de l’opéra Samson et Dalilla avec la furia requise et, ensuite, la célèbre Danse macabre, un poème symphonique où la mort joue un air de danse sur son violon.

jmoserAvec le Concerto pour violoncelle nº1 en la mineur, le soliste Johannes Moser fit son apparition sur scène, ce violoncelliste munichois étant considéré comme l’un des meilleurs du monde. Sa performance fut exceptionnelle, un régal musical, mais aussi visuel, tant il s’évertua et donna chair à ce Concerto. L’allegro du concerto s’affichait constamment sur son visage, même un sourd s’en serait régalé.

Le passage de Johannes Moser ne sera pas passé inaperçu au Pays Basque.

Peu de temps auparavant, il avait offert une master class aux élèves du Conservatoire Supérieur de Musique du Pays Basque Musikene (http://musikene.net/fr), dont un extrait vidéo est visible sur Internet.

Le Pays Basque se souviendra de lui, et lui, il se souviendra du Pays Basque, à en croire les autoportraits qu’il a faits sur la plage de San Sebastian et devant le musée Guggenheim de Bilbao.

JMoser-Donostia

Crédit photo: Johannes Moser @jmothecellist

JMoser-Bilbao

Crédit photo: Johannes Moser @jmothecellist

Après la performance de Johannes Moser, ce fut au tour de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi de prendre sa place de grand protagoniste de la soirée.

Lors de la deuxième partie du concert, l’OSE interpréta le Concerto pour orchestre du compositeur hongrois Bela Bartok (1881-1945), sans doute l’œuvre par excellence pour faire débuter Jun Märkl en tant que directeur musical de l’orchestre.

OSE-1Le concerto de Bartok mit en valeur l’orchestre et permit d’apprécier la virtuosité de chaque ensemble instrumental, quand celui-ci n’est pas réduit à un rôle de tutti. Presque tous les instruments de l’orchestre sont solistes à un moment ou à un autre.

À travers ce concerto, qui réalise, selon le compositeur, “une transition graduelle de l’austérité du premier mouvement… vers l’affirmation vitale du dernier” et qui frappe par l’énergie et la vitalité qu’elle dégage, l’orchestre a eu toute possibilité de s’épanouir et devenir un véritable “soliste symphonique”.

Mais, on pourrait aller plus loin…

Pionnier de l’ethnomusicologie et fervent partisan de musiques populaires (hongroises), Bela Bartok a su intégrer dans ses compositions musicales des éléments de la musique populaire. Le Concerto pour orchestre, par exemple, est une synthèse merveilleuse d’influences savantes et populaires.

Jun Märkl, lui aussi, a semblé vouloir tabler sur une telle synthèse.

Outre les grands compositeurs classiques, “nous programmerons des oeuvres de compositeurs basques ou de compositeurs étrangers liés au Pays Basque. (…) je veux travailler à la définition d’un orchestre qui soit connecté avec la culture basque et avec Euskadi,” a-t-il dit dans un entretien au quotidien “Noticias de Gipuzkoa. D’où sa volonté “d’intégrer à l’orchestre le son des choeurs basques et d’autres institutions culturelles du pays”.


fond oseLa saison symphonique de l’Orchestre Symphonique d’Euskadi se poursuit le 5 décembre avec un concert à Pampelune et, à la mi-janvier, avec des concerts à Donostia-San Sebastian et Bilbao.

En attendant, l’Orchestre se produira avec l’Opéra de Bilbao, en interprétant Attila de Giuseppe Verdi.


 


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