Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Politique culturelle d’Anglet : ce qu’en pensent ses habitants (et ce qui va changer)

3 décembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Un an d’audit de la politique culturelle d’Anglet, restitué à ses citoyens hier, a permis d’engager une réflexion sur le futur proche, dans une démarche qui la démarque de ses villes voisines.

Ce n’est pas une première dans les Pyrénées Atlantiques (St Jean de Luz l’a fait l’an passé), mais il a clairement fallu « un certain courage politique » pour s’engager dans un audit des forces et faiblesses de la politique culturelle d’Anglet (« une première »), comme l’a introduit hier son Adjoint à la Culture, Jean-Michel Barate.

anglet-audit-culture-2Avec l’audit confié au cabinet parisien Abcd, l’heure a donc été fixée de coucher dans un document « les forces, les attentes, les manques et les réussites » auprès de 3 groupes de travail (personnel public, acteurs professionnels et comités de quartiers), de 300 personnes consultées par sondage (sur une population de 40.000 habitants) et de le restituer à ses citoyens, lors d’une rencontre proposée dans la petite salle du Théâtre Quintaou par le maire Claude Olive.

Il devrait être disponible sur simple demande ou intégré au site de la ville : son résumé en une quarantaine de pages a le mérite d’être explicite, et de déterminer les options nécessaires à un schéma directeur à conforter, et ré-orienter.

« Cette consultation a été l’opportunité de mieux comprendre si l’offre existante est considérée comme accessible, et comment elle est perçue, appropriée et vécue par les Angloys », a synthétisé Claude Olive, avant de phaser au printemps 2016 les évolutions qui en découleront.

Pop Terrasse, Théâtre Quintaou, septembre 2015

Dans les aspects les plus positifs, on retrouve sans surprise la place grandissante du Théâtre Quintaou dans les sorties culturelles, le rôle essentiel de la Bibliothèque (et son attraction hors-normes), ou le ressenti très positif de tout ce qui est de l’ordre de l’art contemporain, notamment par sa Biennale.

Et dans ses aspects plus critiqués, émergent la crainte de voir la Scène Nationale du Sud Aquitain (SNSA) « verrouiller » l’accès à ce même Théâtre Quintaou, le vif regret de voir les programmations familiales se réduire ou être inaccessibles financièrement, et plus fortement encore cette exigence absolue de voir la ville proposer une plus grande médiation culturelle, pour faciliter le chemin vers une meilleure compréhension de ses propositions.

Ou encore la place trop faible accordée à la langue basque, une communication insuffisante sur ses événements, la méconnaissance de ses richesses culturelles patrimoniales, ou bien le manque de projets transfrontaliers.

anglet-audit-culture-3En conséquence d’un « audit scientifiquement sincère » comme l’a présenté Jean-Michel Barate, la Biennale d’art contemporain, plébiscitée sans doute par surprise pour les élus, sera déplacée des deux mois d’été (juillet/août) vers des dates plus « locaux », de septembre à fin octobre.

Les deux Festivals des arts de la rue, les Jours Heureux de début mai et l’Arrêt sur Rivages en fin mai, seront regroupés en un seul et même événement.

anglet-jazz-festival-1

Anglet Jazz Festival, septembre 2015

Un espace de médiation sera créé à la Villa Beatrix Enea (et ses nombreuses expositions d’art contemporain), Anglet Jazz Festival est identifié comme l’événement marquant du calendrier angloy, sans que cela soit suffisant : une « lettre au Père Noël » demande qu’un grand festival trouve sa place dans la ville, que des cultures jeunes (pop, rock, street art) y aient une plus grande place, et que plus de compagnonnages avec les acteurs locaux soient menés.

A moyens constants, et malgré une part culturelle financière par habitant plus faible que la moyenne nationale, Anglet doit donc considérer que « beaucoup d’efforts sont encore à faire », notamment dans la circulation des publics entre ses nombreux lieux de programmation.

Festival Les Jours Heureux, mai 2015

Mais l’audit a aussi déterminé un certain nombre d’atouts, notamment cette fréquentation globale de 75.000 entrées spectateurs sur son calendrier, bien au-delà des scénarios écrits dans une agglomération où Anglet ne connaissait exactement sa place, à côté du théâtre à Bayonne et des musées et Festivals à Biarritz.

Un an d’audit a permis effectivement de l’inscrire noir sur blanc : « même sans équipe de rugby dans la ville » (Claude Olive), la décision d’Anglet « d’interroger ses sensations et ses supposés », et d’en tenir compte, confirme que cette ville a exprimé « la liberté de ses propositions », à contrario des deux grandes villes voisines dont la culture, l’histoire et ses aspects sociologiques contraindraient à reproduire l’existant.

Ou à tenter le hors-sol.

Exposition Ttitto Aguerre, Villa Beatrix Enea, mars 2015

« On la chance de pouvoir choisir notre créneau, et de s’ouvrir à une très grande écoute de son riche tissu culturel associatif, de la qualité de son service municipal, ou à des pratiques émergentes qualitatives », a conclu Jean Michel Barate.

Une façon de dire que le bien n’est pas le mieux : le message est passé fortement aux camarades de l’agglomération Cote Basque Adour, dont la compétence culturelle globale est un souhait citoyen qui ne voit guère d’avancées politiques.

anglet-audit-culture-1


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.