Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Polo Garat, droit au coeur [Pyrénées Magazine #150]

29 octobre 2013 > > Un commentaire

En 2009, Polo Garat, « le petit gars de Barcus », eut les honneurs d’une exposition au Musée Basque de Bayonne, pour ses portraits photographiques sobrement regroupés sous le nom De la Soule. Une série particulière et intime commencée en 2000, quand lui apparut la nécessité de « remercier le village d’être toujours là ».

Il avait 17 ans quand il passa « dans la ville de l’autre côté des collines », répétant aux siens qu’il ne restait pas, « je suis toujours pressé, mais je pense que je vais revenir », écrivit-il en exergue de son travail.

Dans la bourgade de son enfance, une fois rassasié chez son ami restaurateur Pierre Chilo, il a humblement déposé « non pas un trésor, sans doute pas grand-chose, mais des souvenirs en argentique », laissés à la mairie, « dans un coin, comme un cheveu d’ange, une petite marque témoin d’une vie simple et riche ».

Des scènes « du commun », de la vie de ses habitants, dans les fermes, au bistrot, ou au hasard de ses balades sur ces hauteurs qu’il peut parcourir les yeux fermés. « Ça, c’est fait », résume-t-il, « moi, je ne savais pas bien, les Souletins ont aimé, même s’ils ne parlent pas beaucoup ».

Chaque image, il peut la dater et retrouver l’émotion de la prise de vues, son problème n’est pas celui d’une « bonne photo », mais de celle qui fera sens, « qui fait du bien ».

Certaines sont « bougé », pour permettre de ressentir l’énergie, le mouvement qu’il a perçu à ce moment-là. Pour lui, dont l’essentiel de la vie professionnelle s’est fixée à Toulouse, à rouler sa bosse avec la scène rock et avec son pote Magyd Cherfi, son appareil à la main, il reste convaincu qu’il faut « alimenter le pays qui est le tien ». Et chercher, comme le peintre Edward Hopper qu’il chérit, « ce qui le remplit et ce qui le modifie ».

Secouant ces mèches découvertes un peu grisonnantes mais qui ne lui enlèvent pas son sourire d’enfant du pays, il confie ne pas être certain de pouvoir ré-investir la Soule, « quand on est né ici, on est obligé d’avoir une double vie : ici et ailleurs ».

Mais il jure déjà que, lui, le fils du garagiste du village, il prendra sa place aux côtés de ces vieux qui prennent un verre avec des jeunes dans le troquet de la place, leur racontent des histoires en basque, qu’ils dévorent et que lui, privé de l’usage de cette langue, déchiffre avec son cœur.

pologarat.tumblr.com
www.odessaphotographies.com/

pyrenees magazine 150Extrait (personnel) du dossier ECLATS DE SOULE

PYRENEES MAGAZINE N°150
Novembre – Décembre 2013

Novembre – Décembre 2013

Novembre – Décembre 2013

polo-6 polo-5 polo-4 polo-3 polo-2 polo-1

 


Commentaires

Une réponse à Polo Garat, droit au coeur [Pyrénées Magazine #150]

  1. Jacques PICHETTE dit :

    Bonjour

    Je recherche le dossier sur « les basques au Canada » qui n’est malheureusement pas disponible au Québec 🙁 Est-il possible de dénicher le fichier PDF quelque part ?

    Un gros merci et bonne année 2014 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.