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Polygorn, émergence d’une des meilleures nouvelles post-rock du Pays basque

16 décembre 2014 > > 2 commentaires

Vendredi 19 décembre au Magnéto de Bayonne, le groupe Polygorn fera vibrer la Casemate d’un son electro et nerveux qui aurait manqué au pays Basque en cette fin d’année 2014.

Les musiciens qui composent la nouvelle formation Polygorn ne sont pas inconnus des habitués de la scène pop et rock de la côte basque, tout comme ne l’est pas non plus le label qui a produit leur premier album éponyme sorti le 1er décembre.

Polygorn, c’est tout d’abord la nouvelle preuve d’un sens musical qui comble une lassitude certaine devant une scène basque qui nous expliquait trop bruyamment, et sans doute depuis trop longtemps, que « au commencement était le verbe ».

La signature par le collectif Moï Moï Records vaut définitivement label de qualité et mention « à découvrir d’urgence », quand la volonté de disques easy-listening post rock ne s’est jamais écartée de l’obligation d’en accentuer l’expérimentation.

moi moi« Le label sera le terrain de jeu de toutes les scènes, propice à l’émergence d’une ‘autre’ manière d’appréhender la musique : live et l’objet physique ; et de faire la fête ensemble. Jusqu’au-levé-du-soleil », précisent ceux qui ont déjà signé les Odei ou Panda Valium.

Ici, Polygorn rejoint la tribu de ceux qui peuvent passer l’été à bidouiller du son à longueur de journée (et de nuit), quand bien même les membres qui la composent n’en ont pas oublié la puissance d’une basse impeccable et les frissons que peut procurer une guitare électrique caressée comme une diablesse souriante.

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Photo : Alain Cazenave

Sur l’album sorti ces jours-ci, un morceau comme Multigrise a été viscéralement pensé comme une danse hallucinatoire de dancefloor, jamais aussi puissante que quand soutenue dans ses boucles atmosphériques par un solo de guitare à défriser les transistors.

A son écoute, Pollywood vous remet les meilleurs bidouillages sonores des défunts Chemical Brothers en tête, dosage parfait, et tant pis si vous fracassez les ampoules à basse consommation de votre salon en les transformant en stroboscopes improvisés.

Il aura fallu trembler à l’attaque funky de Mollococco pour être ensuite soulagé du son, lourd et complexe, qui vous fait vriller de l’échine et sentir ce que ce début de millénaire vous doit, définitivement, sans avoir le respect de vous le dire.

Panda Valium (aux machines ), Mr # (à la basse ), Elorn (à la batterie), et Pollux, que l’on avait aperçu avec plaisir trombone à la pogne, lors du concert au Magnéto du groupe Bagarre Générale, et qui, cette fois-ci, a une guitare à la main : ces quatre-là ont définitivement mis les pieds dans la meilleure nouvelle post-rock que le Pays basque pouvait espérer en cette fin d’année 2014 (celle des 27 alertes-météo cet hiver dans le coin).

Ils seront le  vendredi 19 décembre au Magneto de Bayonne,  et le 10 avril 2015 à l’Atabal (personne n’en est surpris).

Leur premier album est en écoute libre, ci-dessous. Parce qu’ils le savent : une fois écouté, vos petits pieds menaceraient de vous péter les dents à trop tarder de les retrouver sur scène.


agenda-magnetoTous les renseignements nécessaires sur le site du Magnéto Bayonne

et sur la page Facebook de Polygorn


 


Commentaires

2 réponses à Polygorn, émergence d’une des meilleures nouvelles post-rock du Pays basque

  1. […] Vendredi 19 décembre au Magnéto de Bayonne, le groupe Polygorn fera vibrer la Casemate d’un son electro et nerveux qui aurait manqué au pays Basque en cette fin d’année 2014.  […]

  2. hansi dit :

    On y était, et il convient de dire que nous n’avons pas fait le chemin pour rien tant la claque sonore distribuée par le joyeux quartet fût magistrale!
    Un big milesker aux artistes, en attendant la future prestation de l’Atabal!

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