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Projet Venus, Lowbrow, Hopare : le bel automne de Spacejunk Bayonne

12 novembre 2015 > > Un commentaire

L’automne marque une belle activité du centre d’art Spacejunk de Bayonne, « si tu n’ouvres pas les yeux, tu ne vois rien », commente son directeur Alban Morlot.

LowBrow, jusqu’au 14 novembre dans l’antre historique du centre d’art Spacejunk, à Bayonne St Esprit, comme la face immergée de l’iceberg pour un travail permanent de défrichage de l’art contemporain, depuis plus de 12 ans aujourd’hui.

spacejunk-bayonne-3Une exposition collective, dont l’information a beaucoup circulé via les réseaux sociaux, et ici, rue Ste Catherine, le directeur Alban Morlot et la chargée de médiation Audrey Sommier ont pris l’habitude de sourire en entendant « je vous ai découverts sur Facebook ».

Cette après-midi, une trentaine de lycéens de St Jean de Luz grattent leurs questionnaires, yeux fixés sur les tableaux, « ils voient la nécessité d’un regard actif sur ces oeuvres, si tu n’ouvres pas les yeux, tu ne vois rien », commente Alban, à l’écart derrière son comptoir.

spacejunk-bayonne-7L’exposition fait la part belle à ce travail minutieux de détournement des icônographies populaires, lancé en 1979 depuis la Californie, dont la liberté de ton n’est pas si éloigné que cela de l’art de la satire, ceci expliquant sans doute son retrait du marché de l’art « autorisé ».

Ces « outsiders aliénés » ont pour nom Jerôme Barbosa, Berhart, Ciou ou, plus connu ici, Odö, partis d’une furieuse envie de dessiner et de recomposer les images contradictoires, de la BD aux symboliques religieuses et mystiques.

A la fin de cette semaine, les tableaux seront décrochés pour suivre une tournée d’expositions supplémentaires, créant ici un entre-deux expositions entre le 15 novembre et le 26 novembre, permettant de rapatrier sur Spacejunk les 51 portraits de femmes du projet Venus.

spacejunk-bayonne--8Vouée à générer par ses ventes une aide à l’association de Biarritz LIFE IS ROSE (à l’oeuvre contre la précarité sociale engendrée par le cancer du sein), de nombreuses étapes ont permis pour cette deuxième édition bayonnaise de shooter des femmes volontaires, et de confier les photos à une sélection d’artistes, tous bénévoles, et ayant rejoint ceux, nombreux, qui ont proposé des cadres, une impression des travaux, ou des ouvertures de galerie (une vingtaine de portraits exposés actuellement au Théâtre Quintaou d’Anglet).

La démarche est aussi consciente que déterminée, « 1 femme sur 9 est atteinte, mais 9 cas sur 10 pourraient être dépistés avant le pire », commente Alban, « cette initiative implique beaucoup de temps, de pédagogies regroupées ».

spacejunk-bayonne--9Il confie avoir deviné que « beaucoup d’artistes se sont impliqués pour de bonnes raisons personnelles », cet « espoir pour demain » lui a permis directement de nouer de nouvelles relations, et d’inscrire plus encore Spacejunk comme un acteur culturel ancré dans son temps, celui du plaisir mais aussi de la solidarité.

En repartant de la galerie vers l’Adour, et le chantier désormais ouvert de l’Autre Atalante, quai de Lesseps, une très grande fresque murale porte au N°10 une nouvelle trace du bel automne de Spacejunk.

spacejunk-bayonne-1Réalisé par l’artiste invité Hopare, le visage qui s’invite aux regards s’inscrit dans un désir de faire du quartier un musée à ciel ouvert, et dépareiller avec les engins de travaux publics qui vont marquer son chaostidien pendant de nombreuses années ici.

La façade qui porte la fresque de Hopare n’aura pas donc comme seul destin d’être bientôt mise à bas pour ré-organiser la circulation le long de l’Adour, mais portera de fait « une opportunité pour que des artistes associés puissent avoir une visibilité plus grande ».

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Crédit photo : Alain Bats, pour Spacejunk

L’ambition est presque politique, la Ville de Bayonne a soutenu l’initiative, tout en se contentant de donner son simple accord, quand tous les frais ont été assumés par Spacejunk.

Peu importe, semble indiquer Alban, « St Esprit doit devenir un territoire de créations », il rêve d’une situation comme aux Etats Unis où de nombreuses petites villes portent des dizaines de fresques murales comme celle-ci.

spacejunk-bayonne-12Mais pour l’heure, il y a encore du pain sur la planche : dans quelques jours débarque Nicolas Thomas, « un compagnon de route du début de Spacejunk en 2003 ».

Ses gueules cassées vont orner les murs à partir du 26 novembre, un regard sur le catalogue en cours confirme bien que cela devra nourrir nos déambulations curieuses.

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logo spacejunkTous les renseignements sur le site de Spacejunk Bayonne


PROJET VENUS

spacejunk-bayonne-13Vente aux enchères des oeuvres,
au profit de l’association LIFE IS ROSE,
le vendredi 11 décembre 2015
Le Colisée, 19h, Biarritz


 


Commentaires

Une réponse à Projet Venus, Lowbrow, Hopare : le bel automne de Spacejunk Bayonne

  1. Geneviève dit :

    Je suis arrivée sur Bayonne en septembre et j’ai découvert Spacejunk, comme elle est à côté de chez moi. Bravo à Spacejunk qui sait démocratiser l’art et rendre la ville toujours plus belle! Continuez votre beau travail!!

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