Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Rencontres sur les Docks #13, à L’Atalante Bayonne : cap sur la maison des cinémas, sans trop se retourner

8 mars 2017 > > Un commentaire

De ce mercredi 8 au samedi 11 mars, le cinéma de St Esprit accueille sur ses 3 écrans une nouvelle édition de ces moments « plus que du cinéma », dans la tradition d’une famille retrouvée ou agrandie de réalisateurs accueillis (Alain Gomis, Des Pallières, Fiona Gordon et Dominique Abel), du nouveau film de Kaurismaki), une fête pour la toute dernière fois dans la maison historique de ce projet de défense de tous les cinémas.

Il faudrait admettre ce premier point, au moment d’aborder ces 13èmes Rencontres sur les Docks à Bayonne : moment de programmation événementielle autour de films et documentaires en avant-première, assortie de rencontres avec des réalisateurs et de moments de partages conviviaux autour de repas en commun et de concerts, 2017 marque sa dernière édition au Cinéma L’Atalante.

La future Maison du Cinéma, fruit du rapprochement de cette salle dans le bâtiment de l’Autre Cinéma encore en chantier, accueillera la suivante, tandis que cette vieille centenaire aura passé son tour.

Dans ce mélange d’impatience d’en être et de la nostalgie du temps qui éloigne, le rendez-vous fixé par les organisateurs de l’association Cinéma et Culture, gérante des salles, n’a pas masqué cette caractéristique, qui vaut incitation définitive à habiter un lieu comme on le fait d’une maison de famille, « dernière chance pour taper le plancher de l’Atalante avant fermeture », peut-on lire sur leur page Facebook.

Inscrits comme tant d’autres dans le continuum des sorties cinéma à venir, les 4 films retenus en avant-première n’ont pas été choisis au hasard, forcément, quand la programmation s’est appuyée sur ce que les habitants de ce lieu revendiquent comme fierté, combat, et garde-fou.

Félicité du franco-sénégalais Alain Gomis porte le désir de soutenir ici le cinéma africain dans ce qu’il a de meilleur, de plus âpre et bouleversant, et les prix récoltés à Berlin (Grand prix du jury ) et Ouagadougou (Etalon d’or du Fespaco, plus haute distinction du festival panafricain) ne sont que cerise sur un gâteau dont la rencontre avec ce réalisateur est la grande pièce essentielle.

Trois invités de ces Rencontres ne chercheront pas Bayonne sur la carte de France, maintes fois sillonnée, quand Arnaud des Pallières et le couple Fiona Gordon / Dominique Abel connaissent les lieux, et ont déjà formulé un « A la prochaine » valant billet retour.

Avec Orpheline, le premier reviendra sur les traces de son passage il y a 13 ans pour Adieu; sa filmographie s’est enrichie depuis qui en fait l’un des cinéastes français des plus singuliers, aussi à l’aise dans ce genre de récit mythologique intime que dans les récits de guerre (Michael Kohlhaas, en 2013), mais également dans ce repère bayonnais que dans les plus grands festivals du monde entier (Berlin, Cannes, Venise…).

Les deux indissociables lunaires Fiona Gordon et Dominique Abel avaient donné une leçon de bonheur dansé avec Rumba en 2007 dans ces murs, les voir revenir avec Paris à pieds nus pour une autre démonstration de cinéma tango relève d’une évidence familière, sans d’autre besoin qu’un même sourire partagé et des épaules qui se serrent.

Une immense figure tutélaire du cinéma européen est à l’honneur, sans que malheureusement l’ogre finlandais silencieux Aki Kaurimaski soit présent à l’avant-première de L’autre côté de l’espoir.

L’homme s’était fait radical en répétant la fin de son désir de cinéma après Le Havre il y a 6 ans, mais les braises n’ont pas été toutes soufflées, qui a vu naître un rejaillissement flamboyant de son talent, salué avec énormément d’applaudissements à la dernière Berlinale.

Du mercredi 8 samedi 11 mars, les portes s’ouvriront par cette envie d’accueillir les invités comme on le fait pour une fête, autour de musiques, de moments passés à la Taverne et de ces instants où seront présentés les « petits nouveaux », en l’occurrence des courts métrages et documentaires de la programmation basque que l’Atalante sait désormais accueillir et déployer hors de ses frontières.

Comme à l’accoutumée, un trublion sera invité à en redessiner l’espace vital, Spacejunk Bayonne livrant carte blanche à l’arracheur d’affiches Stéphane Moscato d’y trouver sa place.

Quatre jours pour accueillir et réunir, puis fermer la lumière ici pour ce rendez-vous, sans oublier d’indiquer les suivants, différents mais inscrits dans une même famille de moments de « plus encore que du cinéma » : il faudra alors accepter de s’en retourner, et de fixer au-delà des berges de l’Adour, avec la conscience d’une famille encore agrandie.


Félicité, d’Alain Gomis

(France/Sénégal – 2h03 – sortie le 29 mars 2017), avec Véronique Beya Mputu, Papi Mpaka, Gaetan Claudia, …

Félicité, libre et fière, est chanteuse le soir dans un bar de Kinshasa. Sa vie bascule quand son fils de 14 ans est victime d’un accident de moto. Pour le sauver, elle se lance dans une course effrénée à travers les rues d’une Kinshasa électrique, un monde de musique et de rêves. Ses chemins croisent ceux de Tabu.


Orpheline, d’Arnaud des Pallières

(France – 1h51 – sortie le 29 mars 2017), avec Adèle Haenel, Adèle Exarchopoulos, Solène Rigot, …

Portrait d’une femme à quatre âges de sa vie. Petite fille de la campagne, prise dans une tragique partie de cache-cache. Adolescente ballottée de fugue en fugue, d’homme en homme, puisque tout vaut mieux que le triste foyer familial. Jeune provinciale qui monte à Paris et frôle la catastrophe. Femme accomplie enfin, qui se croyait à l’abri de son passé. Quatre actrices différentes incarnent une seule et même héroïne.


Paris pieds nus, de Fiona Gordon, Dominique Abel

(France/Belgique – 1h23 – sortie le 8 mars 2017), avec Fiona Gordon, Dominique Abel, Emmanuelle Riva, …

Fiona, bibliothécaire canadienne, débarque à Paris pour venir en aide à sa vieille tante en détresse. Mais Fiona se perd et tante Martha a disparu. C’est le début d’une course-poursuite dans Paris à laquelle s’invite Dom, SDF égoïste, aussi séducteur que collant.


L’autre côté de l’espoir, de Aki Kaurismäki

(Finlande – 1h38 – sortie le 15 mars 2017), avec Sherwan Haji, Sakari Kuosmanen, Ilkka Koivula, …

Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.


Tous les renseignements sur les films, les rencontres, les concerts sur le site dédié des Rencontres sur les Docks#13


 


Commentaires

Une réponse à Rencontres sur les Docks #13, à L’Atalante Bayonne : cap sur la maison des cinémas, sans trop se retourner

  1. Xavier dit :

    Bel article pour ce der des ders sur le vieux plancher de l’Atalante.
    L’historique est particulièrement riche de ceux qui ont éclairés les lieux d’une salle jamais obsure. A mon sens, le projet à venir puise ses racines dans tout ce qui a fait, tous ceux qui ont fait l’Atalante. Chapeau à eux!
    Gageons que la suite sera tout aussi riche.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.