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‘Roberto Devereux’, à l’Opéra de Bilbao : pour la splendeur du bel canto de Donizetti

25 novembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Pour le deuxième opéra de la saison, l’Opéra de Bilbao (ABAO-OLBE) a programmé ‘Roberto Devereux’ de Gaetano Donizetti. Après la première de samedi dernier, d’autres représentations sont prévues vendredi 27 et lundi 30 novembre.

‘Roberto Devereux’, une des lettres d’or du bel canto italien, est le troisième volet de l’œuvre lyrique de Gaetano Donizetti consacrée à la reine Élisabeth 1ère d’Angleterre.

Créé en 1837, il fut composé dans un contexte particulièrement tragique pour Donizetti (sa femme venait de mourir après avoir accouché d’un enfant mort-né). D’où sans doute l’intensité dramatique de l’oeuvre, avec ses pathétiques effusions d’un bel canto virtuose.

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Crédit photo : Enrique Moreno Esquibel

Le ténor américain Gregory Kunde (Roberto Devereux), la soprano italienne Anna Pirozzi (La reine Elisabetta), la mezzo-soprano valencienne Silvia Tro Santafé (Sara, la duchesse de Nottingham), et le baryton italien Alessandro Luongo (Le duc de Nottingham) n’ont pas déçu le public de l’Euskalduna, offrant une soirée qui valait le détour, certes, mais qui ne restera peut-être pas dans l’histoire.

Gardant un excellent souvenir de sa performance l’an dernier dans Cavalleria Rusticana et Pagliacci, le public s’est régalé à nouveau avec la voix extraordinaire de Gregory Kunde.

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Crédit photo : Enrique Moreno Esquibel

Même s’il lui manquait parfois du lyrisme et qu’il ne possède pas la voix d’un ténor léger qui aurait été probablement plus approprié pour ce type de répertoire, il a été magnifique dans la scène de prison du troisième acte et dans son duo à la fin du premier acte avec la mezzo-soprano Silvia Tro Santafé.

La cantatrice valencienne a été sans doute une des belles surprises de la soirée.

Avec une voix puissante, limpide et d’une grande fraîcheur, elle a livré une interprétation frémissante de son rôle belcantiste.

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Crédit photo : Enrique Moreno Esquibel

Dans le cas de la soprano italienne Anna Pirozzi, elle était à la hauteur de Gregory Kunde, avec un timbre séduisant et une grande présence scénique.

Malgré son statut de véritable révélation sur les grandes scènes lyriques avec des rôles plus forts, sa voix n’est peut-être pas la plus adéquate pour interpréter le rôle de la reine Elisabetta, qui réclame une voix plus lyrique.

L’Orchestre Symphonique d’Euskadi, de son côté, a livré une prestation irréprochable, rendant à merveille toute la beauté de la partition.

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Crédit photo : Frederik Verbeke


 


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