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Rock’n’roll après l’enfer, Capsula

10 octobre 2013 > > Un commentaire

La question de l’improbable ne s’est pas posée bien longtemps, ce vendredi 1er mars à l’ATABAL de Biarritz, devant le concert du groupe CAPSULA, reprenant in extenso l’abum Ziggy Stardust de Bowie, quarante ans après sa sortie.

L’improbable n’a donc apporté aucune mauvaise réponse à ce combo argentin basé à Bilbao, qui croit toujours dur comme fer que les pantalons en satin sont un incontournable d’un concert digne de ce nom.

Qu’une bassiste se doit d’adopter une mine de chatte deux heures durant, nous ravissant de mimiques que nous n’avions vues que sur le visage de Poison Ivy des Cramps.

Et qu’une guitare électrique ne sonne jamais aussi bien que quand elle accompagne le saut du chanteur, les pieds écartés dans un ciseau désinvolte que dix groupes (dont The Hives) pratiquent encore sur cette planète (dix au maximum) sans affoler leurs agents.

L’improbable a cédé à l’intelligence d’une salle de concert, l’ATABAL, qui, d’une acceptation d’un groupe dans la formule « apéro-concert » (limité à 250 personnes), a compris que les tickets qui se sont arrachés pour ce soir valaient la peine d’ouvrir la grande salle. Sans en facturer la location (chapeau bas).

Et que les deux instigateurs de cette date, un cusinier-DJ cibourien et un pompier-danseur biarrot, ont lâché des yeux leurs comptes personnels engagés sur cette date pour danser au milieu des 500 personnes, dans un courant de frissons qu’un banquier ne peut pas comprendre le lundi matin (ni les autres jours).

L’improbable a également capitulé devant les scénarios écrits d’avance, qui plastronnaient jusqu’à ce soir que seule la popularité médiatique des groupes télévisuélisabilisés est de nature à attirer la grande foule.

De tout cela, il n’en fut plus question, passée les quelques premiers morceaux un peu mous du début.

L’électricité provoque progressivement un réchauffement, nécessaire aux musiciens, indispensable au public.

La température est montée d’un coup, faisant passer l’enfer pour une proposition un peu surestimée.

Le Rock’n’roll a trouvé sa place, triomphante, au sein d’un public dont le plus jeune spectateur ne devait pas avoir 10 ans et où le plus vieux vous adressait un doigt d’honneur en continuant de se déhancher.

CAPSULA pouvait dire « merci », « eskerrik asko » et « Biarritz de puta madre », quitter la scène et revenir pour un ènième rappel malgré l’heure de plus en plus tardive.

L’improbable ne trouva rien à objecter quand le dernier morceau fut une reprise du Velvet Underground, White Light White Heat.

L’improbable ferma sa gueule, devant ces chiens de l’enfer. Dont nous fûmes les disciples autant que les gardiens.

Ce soir, CAPSULA a tué l’improbable. Une fois de plus. L’a envoyé ad patres. Ici comme ailleurs, depuis plus de deux ans, avec ce Tribute to Ziggy.

Il faut leur souhaiter bonne route. Qu’ils gardent leurs couteaux entre les dents. Leurs guitares entre les mains, et leurs pantalons en satin.

Habemus R’n’R.

Photos du concert de CAPSULA à L’ATABAL, par Alain Cazenave


Commentaires

Une réponse à Rock’n’roll après l’enfer, Capsula

  1. […] respecte est forcément excité à l’idée de monter dans la navette spatiale de ce trio porteno Capsula pour un joyeux trip musical. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il atterrira de plein […]

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