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Translatines de Bayonne : Rodrigo Garcia en appelle au « courage politique »

26 mars 2015 > > Un commentaire

Rodrigo Garcia est la première personnalité internationale du théâtre à apporter son soutien aux Translatines de Bayonne, supprimées pour 2015, demandant du « courage politique » à ceux qui les ont sacrifiées.

La lettre du metteur en scène hispano-argentin de théâtre Rodrigo Garcia est arrivée dans la boite mail du Festival, juste après qu’ait été officialisée la suppression des Translatines dans le calendrier culturel de Bayonne, et de son agglomération (ACBA).

Celui qui en fut l’invité en 2007 pour le spectacle « Et balancez mes cendres sur Mickey ! » ne s’est pas contenté d’afficher son soutien aux seuls organisateurs, mais également d’interpeler directement le maire de la Ville, Jean René Etchegaray, et l’adjoint à la culture, Yves Ugalde, en les exhortant à avoir du courage politique : » Ánimo, ustedes están a tiempo de rectificar! »

translatines-garcia-4Dans le milieu, l’homme est loin d’être un inconnu.

Celui qui est aujourd’hui à la tête du centre Dramatique National de Montpellier est également un invité régulier du Festival d’Avignon et de la Biennale de Venise, ses productions tonitruantes et souvent dérangeantes lui ayant valu de recevoir en 2009 le Prix Europe pour son théâtre Nouvelle Réalité.

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Celui qui menaça de s’acheter une pelle pour creuser sa propre tombe n’entend pas laisser les Translatines subir un tel sort.

Dans ce message « à ceux qui ont pris la décision de cesser leur appui économique et de laisser mourir un des Festivals de théâtre des plus singuliers et cohérents de France », Rodrigo Garcia souhaite rappeler aux élus que « la plupart des gens qui vous ont élus pour gérer la chose publique sont spectateurs de ce festival depuis des années ».

Le jugeant essentiel pour « le dialogue culturel entre la France et l’Espagne », il les implore de ne pas rajouter « une crise des idées et des valeurs » à cette période de crise économique, « pour cela, il faut oser les encourager ».

La nouvelle [de la fin des Translatines] m’arrive ce dimanche, à l’heure du marché, à l’heure d’un verre de Vermouth avec des amis, celle aussi de continuer ce livre que j’ai commencé il y a trois jours.

Mais maintenant je suis seul (pas de livre, pas de marché, pas d’amis, pas de vermouth) devant un clavier plein de bonnes intentions.

Courage, il est encore temps de rectifier ce choix !

Rodrigo Garcia, Bayonne, Translatines 2007

En réponse à cette « lettre ouverte », Jean-Marc Adolphe (fondateur et ex-rédacteur en chef de l’importante revue Mouvement) a appuyé lui aussi sa volonté de soutenir les Chimères en s’adressant à son tour « à ceux qui creusent la tombe du festival Translatines, à Bayonne ».

Sans doute les responsables politiques (de tous bords) qui prennent aujourd’hui des décisions d’amputation budgétaire ont-ils oublié qu’ils ont des enfants (qu’ils ont été, eux-mêmes, ces enfants) et qu’ils ont un « devoir d’héritage » à transmettre.

La culture est précieuse, donc « chère »… Mais tout est relatif. Vos experts ont-ils calculé le coût de l’ignorance, de la « misère symbolique », du repli sur soi ?

Premiers soutiens à s’exprimer publiquement, ils pourraient préfigurer une levée de boucliers du monde de  la culture, en France pour l’instant, en attendant l’Espagne et l’Amérique Latine, qui ont rendu hommage par le passé à cette porte ouverte à leurs artistes et leurs cultures.

Bayonne pourrait ne pas en avoir fini avec ces Translatines.

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Sara dice, de Fabio Rubiano Orjuela (Colombie), aux Translatines 2013


Commentaires

Une réponse à Translatines de Bayonne : Rodrigo Garcia en appelle au « courage politique »

  1. sorbe dit :

    Bayonne est une malédiction pour la culture, pour les musées (vous avez vu, vous, une autre ville au monde possédant un joyau comme le musée Bonnat et le fermer pour des années!) pour l’ouverture à l’autre, pour l’accueil d’un autre monde.Il semble que les Bayonnais ne soient pas dignes de culture et de beautés car les Translatines c’est de la grandeur, de la beauté des mots touchant parfois à l’indicible.

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