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Rover à L’Atabal Biarritz : les ténèbres rock n’ont rien arrêté de la lumière du poète

30 janvier 2017 > > Un commentaire

Artiste nominé aux Victoires de la musique 2013 et 2016, Rover était l’invité de l’Atabal Biarritz ce samedi 28 janvier : avec beaucoup d’élégance, il a propulsé la salle dans l’univers pop/pock des seventies, par des aller-retours permanents entre fragilité et énergie.

Une stature de géant, de longs cheveux blonds qui retombent sur le cuir noir d’un perfecto hors d’âge, un visage timide caché derrière une paire d’Aviator : en entrant sur scène, Rover a plutôt le look du loup solitaire et impénétrable.

Dès les premiers morceaux pourtant, cette armure de rocker pur et dur a laissé place à celle du poète, et instantanément l’intimité du jeune homme (37 balais au compteur) s’est découverte, emportant l’adhésion du public, sa voix d’ange planant sur les accords d’un rock aérien, ne cachant rien d’accès plus rocailleux encore.

Digne héritier de John Lennon et Brian Wilson, crooner glam rock,  imposant mais délicat, Rover s’est lancé avec élégance dans son live, deux heures de concert pendant lesquelles l’artiste a enchaîné les compositions de ses deux premiers albums, Rover et Let it Glow.

Une prestation scénique qui est allée droit au coeur par sa sincérité et sa spontanéité, laissant au groupe une totale liberté d’improvisation sur les morceaux, comme pour mieux s’approprier l’instant porté par un gros public envoûté.

Timothée Regnier aka Rover, chante en anglais, une évidence pour lui qui a eu une enfance de globtrotteur, d’abord à Beyrouth où il joue dans un groupe punk, ensuite à NewYork, où il rencontre les futurs membres des Strokes.

Après un voyage à Berlin, il passe l’hiver en solitaire dans une maison familiale des Côtes d’Armor et décide d’écrire son premier album Rover ( 2012 ) sur lequel il enregistre seul tout les instruments. Son deuxième LP Let it Glow suivra en 2015, toujours inspiré par des artistes culte comme Bowie ou Marc Bolan.

Tour à tour psychédélique, éthéré ou spectral, Rover l’a révélé à tous ceux qui l’ont découvert : un son onirique est passé de la lumière aux ténèbres avec une grande maîtrise et un plaisir inégalé, un aller-retour permanent entre la fragilité et l’énergie, un Interpol à lui tout seul.


Rover en live (2013, Tonight II


 


Commentaires

Une réponse à Rover à L’Atabal Biarritz : les ténèbres rock n’ont rien arrêté de la lumière du poète

  1. pantxo Desbordes dit :

    Intéressant le concept de « Pop/Pock »…

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