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Sébastien Tellier a livré un concert époustouflant à l’Atabal

3 novembre 2014 > > 3 commentaires

Samedi soir à l’Atabal de Biarritz, Sébastien Tellier a livré une prestation musicale bien au-delà des espérances d’un public très nombreux.

Sa venue était l’évènement sans nul doute le plus attendu de la rentrée de l’Atabal de Biarritz, en même temps qu’une date particulière dans sa tournée pour cet artiste hors-normes, qui confia au public avoir été bercé par la douceur de la cité balnéaire durant son adolescence.

tellier-atabal-4Sur scène durant une heure et demie, l’auteur du récent L’Aventura a brillamment repoussé les premiers frimas de l’automne autant que les doutes qui peuvent précéder ses prestations scéniques.

Lancé à la poursuite d’un temps perdu qui forme le cœur de son nouvel album, Sébastien Tellier a slalomé entre d’impeccables interprétations de ses titres et des moments de dérapages contrôlés dont l’évidente tendresse a illuminé la soirée.

tellier-atabal-10L’Adulte assumé a pu compter pour cela sur une équipe de remarquables musiciens, aux percussions et aux claviers, et sur une puissance sonore qui aura impressionné jusqu’au directeur de la salle, François Maton, savourant les récents investissements de cette scène.

tellier-atabal-2tellier-atabal-12Et le chavirement eut donc toute possibilité de se produire, Tellier prouvant loin de son studio d’enregistrement qu’il possède la voix et la présence scénique d’un très grand musicien. Les titres enfilés avec fluidité ont claqué dans une soiré électrisante, de son incontournable Divine à la version stratosphérique d’un Ricky l’Adolescent, nettement plus convaincant que sur son seul enregistrement pour l’album.

Tandis que la conscience d’une des plus belles soirées à l’Atabal de cette année faisait son chemin dans l’âme du public, le bonhomme pouvait se rapprocher du clavier de son synthé pour offrir des hors-pistes dont il a le secret, et l’envie, entre mélodies adoucies et confessions hilarantes.

tellier-atabal-11Sébastien Tellier aura alors eu la classe de comprendre son pouvoir sur la foule conquise, et de donner son meilleur jusqu’à la fin du concert, le plaisir d’être là agissant comme une substance euphorisante et contagieuse.

Guitar hero sur L’Amour et la Violence, pom pom boy sur Calypso, il est devenu rapidement évident que l’homme offrirait ses tripes sur scène, que nous le regarderions et que nous tendrions nos mains pour le remercier de cette offrande.

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Etait-ce nos peurs respectives de pouvoir être déçu ou de décevoir, qui relia les 700 personnes et ce personnage hésitant à nous confier ses fragilités ? Les frissons firent alors place au sentiment que, après son départ imminent, Sébastien Tellier allait immédiatement nous manquer.

Il le sentit, lui qui ne rechigna à aucun effort pour s’affranchir de la distance de la scène à la fosse, ou de l’artiste à ses auditeurs.

tellier-atabal-8Celui qui confessa avoir passé un aussi bon moment que nous, « sincèrement, je ne voudrais pas que vous pensiez le contraire, merci à vous », put alors tomber le masque, enlever sa casquette et ses lunettes protectrices. Révéler l’homme qu’il est, quand nous l’avions deviné, aimé, et salué.

Son geste de la main ne parut un adieu pour personne, sa route continue qui a marqué le nom de Biarritz comme une trace de rouge à lèvre sur une joue, et la nuit put alors embrasser les habitants d’un monde éphémère où le partage aura triomphé de la violence.

Un projet forcément absurde, dérisoire. Mais bouleversant.

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Commentaires

3 réponses à Sébastien Tellier a livré un concert époustouflant à l’Atabal

  1. Un article brillant de vérités et de sincérité… comme le musicien-clown bel et bien présent parmi nous samedi soir. Bravo à Monseigneur Tellier pour cette nouvelle offrande proposée au peuple mélomane (qui a su nous faire oublier une première partie d’affiche un peu trop mono-ton et triste). Une échapée comico-lyrique de « il venait d’avoir 18 ans » de Dalida (entre autres) qui nous permet de découvrir que notre gourou préféré n’est pas du genre à se prendre pour un demi-dieux en permanence (il reste accessible, aussi les pieds sur terre). Disco, electro, funk,… On a voyagé des seventies aux années 2030 : 60 années de sons proposées par un artiste accompagné par un batteur (pour ne citer que lui) percutant de réalisme et d’envoutement. Quelle aventure !!! En effet, il va nous manquer.

  2. Merci bien, Nicolas.
    Ravi de constater que nous étions sur la même longueur d’ondes « divine »…

    Bien à toi,

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