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Le petit Shaun est devenu grand, dans les sorties cinéma du 1er avril 2015

2 avril 2015 > > 2 commentaires

Le retour de Benoît Jacquot et celui du petit mouton des studios Aardman, dans les meilleures nouvelles des sorties cinéma de cette semaine : ou comment nous sommes passés du poisson (d’avril) au mouton, tous deux délicieux.

Shaun est loin d’être un inconnu dans l’univers des créateurs des Wallace et Gromit, il y a 20 ans, et son retour au grand écran, après avoir nourri des années sur le petit dans d’autres pays que le nôtre (erreur, me dit-on dans l’oreillette, voir commentaire ci-dessous), est une délicieuse nouvelle.

Positionné comme un film jeune public, ce film sans dialogues repose sur un scénario souriant (la bande laineuse autour de Shaun réclame un jour de congés), sur l’affection immédiate pour ces petits personnages en plasticine (« cro mignons… »), et sur le sens visuel et gourmand du cinéma que portent les studios Aardman.

On y retrouve de fait tout ce qui nous a plu dans leurs productions antérieures, et finalement tout ce qui nous manque un peu sans elles.

Des hommes plus bêtes que les animaux, mais jamais aussi méchants que celui qui, grimaçant de vilenie, entreprend d’endosser le mauvais rôle du film.

Ici, le triste sire, aux vraies allures de Sylvester Stallone, entend bien capturer toute la petite bande de moutons égarés dans une grande ville anglaise, pour compléter le tableau de chasse de sa fourrière.

Si l’issue ne fait aucun doute, tout l’intérêt de ce film réside dans le comment, Mark Burton et Richard Starzak reprenant les bons vieux ingrédients de la recette Aardman : des stratagèmes désopilants, des courses échevelées, la fabrication de machines improbables, un vrai suspens, et une envie de sautiller dans la salle sur la bande originale du film.

Pour sa première journée d’exploitation hier à Bayonne, il semble que le public non-jeune ait quelque peu hésité à considérer que ce film puisse lui être vraiment destiné.

Une demie-erreur, tant la lumière qui accompagne la toute fin du générique (ne pas partir avant) a découvert des visages souriants, dans une salle de l’Autre Cinéma pas suffisamment remplie de spectateurs curieux.


cinema-sorties-1-avril-5Dans un tout autre genre british, le premier volet d’Indian Palace avait laissé un tel sentiment de tendresse envers les personnages que, face au succès du film, une suite ne pouvait que voir le jour, toujours sous la direction de John Madden.

Suite royale propose de suivre les aventures de ces retraités partis vivre la fin de leur existence sous le soleil d’Inde. Y sont donc convoqués la subtilité de Judi Dench, l’humour pincé de Maggie Smith, la mélancolie farfelue de Bill Nighy, comme antidote à un plan-plan qui menace habituellement ce genre de comédie exotico-sucrée dont les Britons raffolent à l’heure du thé (indien).


cinema-sorties-1-avril-1Le Journal d’une femme de chambre, écrit par Octave Mirbeau, a donné lieu à une lecture fétichiste par Luis Buñuel, mais l’intention de Benoît Jacquot est de recoller à une plus forte dimension sociale : caméra collée a sa nuque, on suit le pas rageur de Léa Seydoux dans les couloirs, et on frémit avec elle lorsque le maître de maison se fait trop pressant.

Soubrette érotique en diable, mais jamais diablesse, la sensation d’étouffement et d’avenir bouché sont autant de motifs qui peuplent le film, et pourraient refléter, avec élégance et raffinement, la France en crise de nos années 2000.


cinema-sorties-1-avril-3La Maison au toit rouge, du réalisateur Yoji Yamada, pourrait bien avoir le même point de départ, lorsque, au japon en 1936, Taki quitte sa campagne natale pour travailler comme bonne dans une petite maison bourgeoise en banlieue de Tokyo.

Devenue le témoin d’un amour clandestin alors que la guerre éclate, son existence sera déterminée par une décision à prendre, une bascule qui doit mêler la petite histoire à la grande, et permettre d’entrevoir toute la violence d’une époque vénéneuse.


citizen-fourA noter sur l’écran de l’Atalante, la programmation de Citizen Four, Oscar 2015 du Meilleur documentaire, sorti quelques écrans le 31 décembre, et enfin visible sur la côte basque.

Lire ici la critique du film par Murielle d’Eklektika, bien avant sa sortie.


 

cinema-sorties-1-avril-7Shaun le mouton à L’Autre Cinéma de Bayonne, au Royal de Biarritz et sur Les Ecrans Luziens

Le Journal d’une femme de Chambre de Benoît Jacquot à L’Autre Cinéma de Bayonne, au Royal de Biarritz

Indian palace Suite royale et La Maison au toit rouge au Royal de Biarritz




Commentaires

2 réponses à Le petit Shaun est devenu grand, dans les sorties cinéma du 1er avril 2015

  1. Murielle dit :

    Léa Seydoux est partout, dans les films et dans les magazines à divers stade d’habillage. De là à croire qu’elle a ses entrées dans le milieu… Du coup aucune envie d’aller voir le film de Jacquot.
    Quant au lovely Shaun, il est sur France 4 en épisodes de 5 minutes, d’où peut être le moindre nombre de spectateurs dans les salles 🙂

  2. Effectivement, Murielle.
    Huit pages pour la Léa dans Paris Match, dans une France toujours à la recherche d’un french glamour.
    Et le lovely Shaun, en grand écran, ça le fait très bien, voire mieux, je pense…
    Et merci pour ton commentaire (et pour ton indication de France4, je vais rajouter cette info)

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