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SHIRLEY, cette « autre femme » de Edward Hopper

6 septembre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Le cinéma Royal de Biarritz aura vu un grand nombre de personnes se presser devant ses portes ce vendredi 5 septembre 2014, pour l’avant-première du film Shirley Visions of Reality du réalisateur Gustav Deutsch.

Soirée organisée en partenariat avec le collectif d’artistes des Serres de la Milady de Biarritz, la salle s’est remplie d’impatients comptant les minutes nous séparant de l’obscurité. Une soirée, qui pour certains, se sera poursuivie dans les jardins des Serres, autour d’un verre et de discussions autour du film.

Amateurs, simples curieux ou avertis, aucun d’entre nous ne sera ressorti sans avis.

Après les écrivains qui ont su remplir de leurs mots, les histoires de ces toiles, c’est depuis plusieurs années les cinéastes qui tentent de rapprocher ces deux arts qui s’attirent et finalement s’opposent. De l’art figé au mouvement, Gustav Deutsch aura ici franchi et aboli ces frontières durant 1h33 en donnant vie aux personnages et aux objets des toiles, avec une impressionnante précision.
Shirley-visions-of-reality-Déjà mis à l’honneur au Grand Palais du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013, Edward Hopper aura fait parler de lui et de son oeuvre.

Ici, 13 tableaux du maitre, trop pour certains, assurément pas assez pour d’autres, on découvre dès les premières minutes celle que l’on suivra tout au long des années 30 jusqu’aux années 60. Une femme, modèle féminin omniprésent de l’œuvre de Hopper.

Froide, distante, mélancolique, fixée dans le temps, dans les pièces et dans la lumière. La compagne de l’artiste en réalité qui fut son modèle durant toute sa carrière. Mais ici ce n’est pas Joséphine, mais Shirley, personnage fictif, interprétée avec talent par l’actrice Stephanie Cumming, tout aussi froide et pensive qui prend vie dans les toiles.

Ecran noir. Sa voix, ses pensées, qui nous permettent de comprendre son histoire, prise dans les tourments de l’Histoire.

Le premier frisson de ceux qui reconnaissent la première toile. Mon premier sourire devant cette scène vivante absolument identique à la toile figée que j’ai tant observée.

shirley-2Et les 12 suivantes se succèdent dans le temps, chacune annoncée par de brèves informations de l’époque, une date et la voix d’un journaliste. Et chaque toile marque un peu plus son destin, fait de choix et d’épreuves, que Shirley doit affronter, la rendant un peu plus combattive et déterminée à chaque fois.

Dans son film, Gustav Deutsch aura cherché, tout comme Edward Hopper à son époque, à rendre compte aux yeux de tous des bouleversements que la mutation de la société aura eues sur le destin des vies de milliers de gens.

Applaudi à la Berlinade de 2013, et sur nos grands écrans le 17 septembre 2014, nous ne pouvons que nous rendre à l’évidence : les peintures d’Edward Hopper n’auront eu de cesse d’inspirer les artistes et les auteurs, et de laisser à chacun le plaisir d’imaginer l’histoire qu’il a souhaitée nous raconter en figeant une scène avec ce talent et cette lumière.

Et en m’offrant à moi encore le souvenir d’un pas de danse devant une œuvre et du bonheur d’un simple livre offert.

A l’affiche du Royal de Biarritz à partir du 17 septembre 2014


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