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‘Soka’, par l’Institut Culturel Basque : la danse basque comme héritage et libération, exposée à Biarritz

9 septembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Du 11 septembre au 11 octobre prochain, la crypte Sainte Eugénie de Biarritz accueillera l’exposition ‘Soka’ proposée par l’Institut Culturel Basque, lien dans le temps et les provinces sur un rite et son avenir.

« On manquait d’un tel outil d’évaluation de la danse ». En charge de la persistance de son patrimoine culturel vivant, l’Institut Culturel Basque (EKE) a remis les couverts d’une restitution transmedia sur la danse basque, Soka (« le lien, la corde », en basque), comme cela avait été le cas en 2001 pour Kantuketan (sur le chant) et pour Batekmila en 2007 (« les mondes basques », sur particularités linguistiques et culturelles de ce territoire).

L’ambition reste la même, démontrer que la culture basque est un vecteur de premier ordre dans la construction de rapports sociaux marqués du sceau de la convivialité, entre basques/non-basques, bascophones / non-bascophones, citadins / ruraux, local / global).

L’exposition itinérante produite par l’Institut culturel basque, en partenariat avec la Diputación du Gipuzkoa et la Fondation Donostia-Saint Sébastien 2016,  a donc pour objet de mieux faire connaître la danse basque auprès du grand public.

L’occasion est belle, l’ouverture de Soka coïncidant avec celle de la 25ème édition du Temps d’Aimer de Biarritz, la crypte Sainte Eugénie lui fournissant un écrin intime et chaleureux.

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Maquette initiale de l’exposition Soka – archives EKE

A quelques jours de dévoiler son contenu (du 11 septembre au 11 octobre 2015), la maquette imaginée depuis 2012 est quasiment en place, avec son architecture sinueuse qui appelle à la déambulation.

Des à-plats de photos (notamment quelques unes tirées de l’expo Izpiak de Gabrielle Duplantier), 14 écrans tactiles et des casques permettant une écoute personnelle, en multilingue, naturellement, et une première évidence : le projet Soka est très vaste, et ses concepteurs refuseront sans doute de conclure à son exhaustivité.

De l’imprégnation entre la danse basque et le siècle baroque de Louis XIV, jusqu’à des chorégraphies récentes, imaginées pour elle : les 150 m2 de l’exposition fourniront l’essentiel d’un plaisir de découverte, une quinzaine de minutes permettant aux flâneurs de ressortir assurément avec beaucoup de repères, sans doute plus sociaux et rituels que techniques.

soka-biarritz-11L’émotion du visage photographié de Koldo Zabala, le regretté directeur artistique des Ballets Basques Oldarra jusqu’en 1982, permet de repenser à l’une de ses pensées directrices : « ceux qui nous ont enseigné la danse nous ont apporté un comment, quand le Pays Basque lui nous a apporté le pourquoi« .

Quelques minutes devant les archives vidéos ou photographiques éclairent en effet son point de vue.

soka-biarritz-10La danse est un socle qui nécessite des spectateurs, mais aucune obligation de spectacle.

Les femmes, les enfants, ces jeunes hommes et ceux-là, plus chenus, ont déployé une énergie pour faire perdurer un témoignage de cette région du monde.

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Photo de Yohan Morin – exposition Soka

Le débat permanent sur le statut actuel de la danse basque est en cours, et le restera, à chaque fois qu’un chorégraphe entreprendra de modifier ceci ou cela, et de remettre en question une approche de cet art.

Soka dévoile alors sa principale qualité, se souvenir de la longue route derrière nous, et exprimer à ceux qui regardent au loin ce qui doit rester lié.

soka-biarritz-9Jusqu’au choix de son mot-maitre, Soka, le revendique, quand on revient à ce nom, repris dans une figure dansée que l’on retrouve dans les sept provinces basques.

Soka Dantza, Dantza Korda, Esku Dantza, Dantza luzea ou encore Erregelak Dantza : à l’image du logo retenu pour cette exposition, ces danses sont constituées d’un cercle non fermé, à même d’accueillir ceux qui veulent y particper, ou de laisser la possibilité de s’en détacher.

soka-biarritz-6Soka est un lien de tradition et de libération, pas une forme contrainte.

Ces minutes passées à la crypte Sainte Eugénie de Biarritz sont une belle invitation à en prendre conscience.


Exposition Soka, par l’Institut Culturel Basque

Crypte Sainte Eugénie de Biarritz
entrée libre
de 14h à 19h tous les jours (sauf le mardi)

Site internet : www.soka.eus


 

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