Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Stages DJ, et un Grand Live radio de 48h : quand l’autre Atabal Biarritz ouvre ses portes

1 mars 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Ses stages-vacances viennent de se terminer, enchainant avec 48h d’un Grand Live ce week-end : derrière ses programmations de concerts à l’année, l’Atabal Biarritz ouvre ses portes à bien plus d’activités qu’une seule salle de spectacles.

En 2015, L’Atabal Biarritz fêtait ses dix ans, et, avec ce chiffre rond, a germé l’idée de transmettre autre chose que des émotions à des spectateurs, mais également des techniques, des apprentissages et des sensations.

Sont ainsi nés les ateliers à destination des jeunes, les Stages-vacances, pour lesquels Brice Morin, responsable de l’action culturelle de la salle biarrote, ne dissimule pas son enthousiasme au moment de dresser un premier bilan de ces vacances hivernales :

« On a mis du temps à faire savoir qu’il n’y avait pas que des concerts ou des studios de répétition à l’Atabal, mais maintenant tous nos ateliers sont complets à chaque vacances scolaires. Pour les plus petits (éveil musical, peinture en musique), c’est même complet une à deux semaine avant ».

Initiation musicale, musique assistée par ordinateur, atelier de pratique collective : l’offre se diversifie un peu plus chaque année et, de l’avis du responsable de l’action culturelle, « nous avons aussi de super intervenants pour chaque ateliers qui font que c’est une réussite ».

Abordons ce projet de l’Atelier Radio Atabal.

48h d’émission radio en direct de l’Atabal, produite et animée par le duo David et Franck, du vendredi 3 mars à midi jusqu’au dimanche 5 mars à midi, avec la participation de personnalités locales (musique, radio, restauration, spectacle, sport …).

La radio ? Cette dame a 120 ans et sa paternité pose encore quelques problèmes. Hertz ? Popov, Tesla, Marconi ? Fille des ondes électromagnétiques, la radio-diffusion reste encore un mystère, devenu trans-genre.

D’autres techniques lui ont emboité le pas et c’est aujourd’hui avec un œil attendri que l’on s’arrête au détour d’un vide grenier sur ces postes TSF surannés sur lesquels on peut encore lire les vestiges du monde d’hier. En un quart de tour, vous débarquiez au Congo Belge, quittant l’URSS, esquivant Téhéran, tout en lorgnant sur Edimbourg ou Managua…Tiens, Managua.

Un siècle après l’ouverture de la boîte de Pandore, c’est en trois clics que l’on peut atteindre aujourd’hui la douzaine de stations de la capitale nicaraguayenne. La friture a cédé la place aux bruits de la bande passante, mais la magie reste la même. On entend de l’autre côté de la rive, en live, on air.

Le duo David et Franck, aux commandes du Grand Live Atabal #4. Crédit : J2R Photography/Movie

À l’heure où les stagiaires de l’Atabal retrouvent leurs sacs à dos d’écoliers, de collégiens ou de lycéens, c’est en compagnie de Franck Deschamps, animateur, technicien et producteur radio, que nous faisons le point sur une authentique action d’éducation populaire, l’Atelier Radio et l’Atelier Radio 2.0, à quelques jours de la 4ème édition du Grand Live.


Eklektika : quelle est votre relation avec le média radio ?

Franck Deschamps : En quelques mots, je suis passionné de radio depuis tout petit. Je participais à ma première émission à l’âge de 14 ans, sur une petite radio associative normande. Aujourd’hui j’en ai 47, et le virus ne m’a pas quitté. Je suis indépendant comme technicien radio, producteur de messages sonores, voix off, animateur et DJ.

Vous venez de la radio libre, pouvez-vous nous en dire plus ?

F.D :  Mon type de radio, c’est la radio associative locale : pure, authentique et libre. J’ai débuté sur RVS (Radio Vallée de Seine, basée à Rouen à partir de 1978. La « Radio des Normands » est considérée comme pionnière des radios libres. Alors que s’achève le monopôle d’Etat de la diffusion audiovisuelle en 1981, elle obtient l’autorisation d’émettre et ce jusqu’en 1998. NDLR. ) J’ai ensuite rejoint Nostalgie, Europe2, Skyrock, Chérie Fm, puis le réseau Radio France, devenu France Bleu.

Localement, aujourd’hui, quelles sont vos fréquences d’attache ?  

F.D : Je travaille ponctuellement pour France Bleu Pays Basque. J’interviens aussi sur Radio Bonne Humeur à Bidart, Radio MDM à Mont De Marsan, Souvenirs FM à Dax, Piréneus dans le Val D’Aran, mais aussi Horizon FM à Rouen, entre autres.

Emettre et transmettre, c’est la base de la technique radiophonique, mais apprendre à transmettre, c’est différent…

F.D : Je retransmets des émissions sur les ondes et le web depuis des années, transmettre ma passion pour la radio me titillait depuis un certain temps. L’Atelier Radio a été créé dans ce but-là : intéresser les jeunes de 11 à 17 ans à ce média tellement spontané, direct et profondément humain. Cela passe par un premier atelier d’initiation d’une semaine (5 x 2h) pour découvrir la radio, apprendre quelques bases techniques et d’animation, puis réaliser une émission dans les conditions du direct. Dans un second temps, l’atelier 2.0 d’une semaine (5 x 2h) vise à approfondir le sujet et créer une webradio éphémère sur laquelle les jeunes réaliseront de nouveau une émission, mais cette fois réellement en direct. Un troisième atelier est écrit mais, patience.

Et l’Atabal, dans tout ça ?

F.D : Créer l’Atelier Radio à l’Atabal était une évidence. En plus d’être devenu un pôle d’initiation musicale et artistique, c’est aussi un terreau culturel. Et puis les  résultats sont là : Victor 16 ans, qui a suivi l’atelier radio de février 2016, a présenté sa première émission en direct sur Radio Bonne Humeur le 18 février dernier avec interviews, montage d’éléments parlés, et sélection musicale, sur le thème de la Francophonie en Louisiane.

Louisiane où l’on pourra écouter le Grand Live…

F.D : Le Grand Live est une émission de radio ponctuelle réalisée et mise en ondes en direct depuis l’Atabal. Produite et animée par David Crops et moi même, elle débute vendredi 3 mars à midi, pour s’achever 48h plus tard, le 5. Nous collaborons sur ce projet avec Eva Wahnich, community manager, le photographe J2R, et grâce au soutien technique d’Alex. C’est un projet associatif. Viendront se succéder au micro des personnalités locales du monde de la musique, de la culture, des arts et du spectacle, mais aussi de la radio, des arts de la table, du sport, et enfin et surtout des « assos ». À vendredi !


www.le-grand-live.com
Du vendredi 3 au dimanche 5 mars / Atabal Biarritz

Tous les renseignements sur le site de l’Atabal


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.