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« Stiffelio » : un Verdi méconnu, à découvrir jusqu’au 30 janvier 2017 à Bilbao

25 janvier 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Programmer une oeuvre rarement à l’affiche avec des voix d’une qualité extraordinaire, c’est sans doute la meilleure façon de faire découvrir « Stiffelio », chef d’oeuvre méconnu de Verdi : une excellente entrée dans cette nouvelle année pour l’Association des Amis de l’Opéra de Bilbao (ABAO-OLBE), des représentations sont encore prévues les 27 et 30 janvier.

L’excellente production de Stiffelio, programmée par l’ABAO au Palacio Euskalduna de Bilbao, ne laissera plus aux oubliettes cet opéra si peu connu de Verdi. Les voix de Roberto Aronica, Angela Meade et Roman Burdenko, la mise en scène de Guy Montavon et la direction musicale de Francesco Ivan Ciampa ont permis de savourer dans les moindres détails la grandeur de cette oeuvre trop vite classée comme mineure.

Stiffelio conte l’histoire d’un pasteur protestant (Stiffelio), trahi par son épouse (Lina), qui entretient une relation avec un jeune homme (Raffaele) : déchiré entre la jalousie et ses idéaux religieux de la vertu et de l’amour fraternel, il pardonnera finalement à sa femme adultère.

L’œuvre fut victime de la censure lors de sa création en 1850 et ne fut rejouée dans sa version originale qu’en 1993.

Elle est rarement à l’affiche, écrite après Luisa Miller (1849) et avant de composer sa « trilogie populaire » (Rigoletto, Il trovatore, La Traviata) : si cet opéra n’est pas encore à la hauteur de ces chefs d’oeuvre, de nombreuses pages sont d’une qualité incontestable, comme les spectateurs de l’Euskalduna ont pu le constater lors de la première ce samedi 21 janvier.

Les trois protagonistes ont relevé avec brio les extrêmes difficultés techniques de cet opéra.

Le ténor italien Roberto Aronica à la voix chaude et ronde, capable de longs phrasés, incarne un Stiffelio convaincant dans toutes les facettes du personnage, tant sur le plan théâtral que vocal.

La soprano américaine Angela Meade, une des stars actuelles du Metropolitan Opera de New York, a démontré une fois de plus la qualité extraordinaire de sa voix, en interprétant le rôle de Lina. Une magnifique voix verdienne, qui impressionne à la fois par la technique, l’intensité, la puissance, la maîtrise des volumes, et les aigus solides et tenus.

Le jeune baryton russe Roman Burdenko, à la voix riche en couleurs et très expressive, a été largement applaudi dans son rôle de Stankar, le père de Lina.

La direction musicale de Francesco Ivan Ciampa a impressionné par sa rigueur et son énergie. Il a su obtenir de subtiles nuances d’un Orchestre Symphonique de Bilbao à la belle homogénéité sans jamais relâcher la tension.

Si à la qualité musicale, on ajoute la superbe mise en scène conçue par le suisse Guy Montavon, qui respecte l’oeuvre et le message que Verdi a voulu donner, tous les ingrédients ont été réunis pour le retour réussi de ce Verdi oublié.

Crédits photos : E. Moreno Esquibel, pour Abao


Présentation de l’opéra Stiffelio

 


Tous les renseignements sur le site de l’ABAO


 

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