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La Compañia de Danza de España, l’offrande apportée à Biarritz pour les 25 ans du Temps d’Aimer

19 septembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Le 8ème soir du Temps d’Aimer #25 de Biarritz a permis de vivre une bien belle émotion de danse, généreuse et puissante, portée par la Compañia Nacional de Danza (CND) de España, très longuement applaudie par un public touché et ravi.

Il est parfois si « simple » de renvoyer aux organisateurs d’un festival de danse comme celui du Temps d’Aimer de Biarritz le respect et l’admiration que l’on peut ressentir, au sein d’une compagnie qui en a été régulièrement l’invitée, comme la Compañia Nacional de Danza (CND) de España, dirigée désormais par José Martinez.

Crédit Photo : Stéphane Bellocq – http://www.regardencoin.com

Ceux qui ont eu la possibilité de rencontrer le chorégraphe et Directeur du Temps d’Aimer Thierry Malandain avant (quelque peu harassé par huit jours de festival tout en travaillant sur sa prochaine création, La Belle et la Bête, à livrer pour fin novembre) se sont réjouis de le voir après, souriant et heureux, et sans doute ému par l’hommage rendu par la CND.

Deux heures de danse magnifiques, avec un programme qui a eu à coeur de composer une soirée de fête autour de grandes chorégraphies défendues ici à Biarritz, notamment celles portées par de grands créateurs israéliens.

Nacional-de-Danza-11L’ouverture par le Sub d’Itzik Galili (créé en 2009) donna parfaitement le tempo de la soirée, sept danseurs du CND explorant avec une énergie tribale une performance fascinante où, derrière la puissance des corps magnifiés, la danse et la vie s’enchainent jusqu’à l’épuisement de poitrines haletantes.

Nacional-de-Danza-16Un manifeste de danse magnifiquement mis en lumière, débarrassé de superficialités convenues que l’on peut voir ailleurs (et dans ce festival aussi, cette année), comme l’obligation d’en rajouter par ce qui n’est pas danse : avoir replongé dans le mystère de l’alchimie entre l’âme et le corps a procuré un plaisir intense.

Créé en 1992, Herman Schmerman, la seconde chorégraphie, portant le vocabulaire mécanique et tranchant du chorégraphe américain William Forsythe, a convoqué une fascination admirative et presque inquiète pour son étonnante complexité.

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Crédit Photo : Stéphane Bellocq – http://www.regardencoin.com

Interprétées par des danseuses sur pointe pour des figures abstraites et saccadées, puis dans un duo à la limite constante de la rupture physique, jamais les corps ne trouvèrent de place pour le repos ou l’apaisement, le talent des danseurs ne nous en offrant que la générosité de la tension, et jamais sa douleur.

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Crédit Photo : Stéphane Bellocq – http://www.regardencoin.com

Pièce majeure de la danse, qui a ouvert puissamment les portes d’un art très contemporain, la CND a montré à ce moment-là sa capacité à être l’une des grandes maisons de danse dans le monde en mesure de l’interpréter.

Et puis le bouquet final intervint avec l’enthousiasmant Minus 16 du chorégraphe Ohad Naharin, créé en 1999.

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Crédit Photo : Stéphane Bellocq – http://www.regardencoin.com

Du langoureux Sway de Dean Martin au mambo, de la techno à donf à de la musique traditionnel israélienne, tout devient occasion de célébrer la danse dans une globalité de joie communicative, d’admiration émue, et de partage avec le public.

Ceux qui ne se méfièrent pas des costumes de gangsters endossés par les danseurs au complet du CND eurent l’effroi de les voir s’inviter parmi les rangées, pour les inviter à rejoindre le spectacle sur scène (devant plus d’un millier de spectateurs).

Crédit Photo : Stéphane Bellocq – http://www.regardencoin.com

Le tableau offert eut pour effet immédiat de porter les sourires aux visages de tous ceux, danseurs, spectateurs et organisateurs du Temps d’Aimer, dans une liesse collective dont le dénominateur commun, puissant, se résumait à un grand « merci ».

Nacional-de-Danza-5Après une dernière chorégraphie où, une dernière fois, les talents de ses danseurs s’exprimaient dans une joie communicative, la troupe du CND pouvait courir vers le bord de scène pour recevoir à son tour l’hommage qu’elle mérite amplement.

Ce soir, aux yeux de tous, la Compañia Nacional de Danza, avec José Martinez, a totalement justifié sa place au sein des plus beaux noms de la danse néo-classique.


Pour vous rendre compte par vous-même de la beauté de ce Minus 16 par la CND :


Nacional-de-Danza-3Bien des photos (magnifiques) du Temps d’Aimer de Biarritz (et autres) par Stéphane Bellocq sont à retrouver sur son site : http://www.regardencoin.com


 

 

 


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