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Le Temps d’Aimer, offert aux âmes bien nées de Dantzaz

16 septembre 2014 > > 2 commentaires

La compagnie basque de Dantzaz, de Donostia, est une habituée du Festival de danse du Temps d’Aimer, et les liens tissés avec Biarritz ne sont pas près de s’affadir avec la magnifique proposition offerte samedi soir sur l’espace Bellevue.

Leurs Sequences a beau être un chantier ouvert, offert à ces tout jeunes danseurs venus du monde entier, regroupées sous l’autorité ferme et souriante d’Adriana Pous Ojeda, sa Directrice artistique, mais le plaisir fut total de les voir évoluer dans tout ce que la danse peut offrir de viscéral : la légèreté, la beauté, et un insurmontable sentiment de bonheur devant la prière, yeux fermés et corps tremblants, que ceux-là avaient récité intérieurement avant de s’engager sur le plateau.

Image3Le lieu choisi pour cette scène ouverte (et gratuite) était l’arrière-plan idéal et rêvé pour leurs esquisses, en deux tableaux distincts : placé devant la mer et la sculpturale œuvre d’Oteiza, le spectacle prit tout d’abord l’orientation d’un jeu des corps, sur fond de musique instrumentale minimaliste, grand exercice casse-gueule pourtant formidablement contourné par des mouvements de groupe dessinant, par une esthétique fragile autant que puissante, un univers que n’aurait pas renié l’Orwell de 1984.

Image1Le deuxième tableau eut Lulli comme accompagnement musical, les danseurs rappelant deux par deux combien ce registre ancien pouvait ramener à un érotisme gracieux, quand leurs corps se découpaient lentement sur un azur serein.

Temps d'Aimer BiarritzUn jeu de plumes, libérées par les danseuses, pouvait dès lors rajouter au sentiment de plénitude devant la grâce déployée et la technique déjà affirmée de ces tout jeunes interprètes.

Sans doute eûmes-nous la certitude que c’était bien cela que nous attendions d’un spectacle de danse, cette poésie icarienne, et sa capacité à transformer les déséquilibres en un moment de beauté fulgurante.

Les applaudissements nourris purent alors libérer des sourires dans cette compagnie, qui continue année après année à inscrire ses 7 lettres comme l’assurance d’un bonheur à partager, au cœur de cet art vital.

L’anti-thèse de ce mélange de grâce et de technique fut malheureusement apportée dès le lendemain avec le spectacle hors-sujet de la Compagnie Vilcanota rejoint par les musiciens des Blérots de R.A.V.E.L.

blerotsEn lieu et place d’un spectacle hybride mêlant avec intelligence rock’n’roll et évolutions dansées, on assista sans doute ce dimanche soir à ce qui se fait de plus triste dans le genre : des danseurs privés d’expression, asservis à la confection de tableaux vivants censés éveiller en nous une fascination esthétique (mais n’est pas Découfflé qui veut).

Ici, l’essentiel du spectacle proposé fut lié à la capacité des danseurs et des musiciens à évoluer ensemble autour d’une batterie de cymbales en mouvement. Lente ou rapide, cette évolution en rond ne nous a pas amené bien loin, la sortie de la salle devant être mise à profit, sourcils froncés, pour savoir ce qu’un tel spectacle à ce point non-dansé pouvait bien faire dans le programme de cette année.


Commentaires

2 réponses à Le Temps d’Aimer, offert aux âmes bien nées de Dantzaz

  1. Steph dit :

    Ce spectacle était bien plus « dansé » que celui de la veille au casino… à ce moment là Ramuntxo, si on va dans tons sens, c’est toute la programmation du festival qui est à remettre en cause… mais peut-être que tu espérais que le festival s’enferme dans des dogmes classiques… mais la danse ça n’est pas que ça.

    • Les échos nous sont effectivement parvenus, Stéphane, de ce spectacle « quasiment » non dansés, samedi soir, oui. On ne remet pas en question l’éclectisme de la manifestation, mais parfois, la communication faite par ses organisateurs pourrait être plus précise, pour que l’on s’oriente à notre gré. Et éviter de ne pas être en phase avec le spectacle visé. Bon… En même temps, on tire de cette communication pas toujours claire la nécessité de notre portail.
      Bien à toi…

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