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Un ballet d’amitiés translatines, sans Valls

16 octobre 2013 > > Un commentaire

Le festival de théâtre des Translatines a connu un grand moment de fraternité, mardi midi, avec la réception à l’Hôtel de Ville de Bayonne des forces vives de cette édition 2013, encadrées par l’équipe des Chimères, autour de leur tête de pont, Jean-Marie Broucaret.

Ici, la grande question du « vivre ensemble » a été réglée immédiatement entre tous les artistes latino-américains qui s’y retrouvèrent, les abrazos disputant au soleil d’octobre ce que seul le mot « joie » pouvait résumer, surdéterminant ce temps de travail qui allait s’ouvrir dans l’après-midi, avec le lancement de la rencontre professionnelle RE(d)SO.

Corolaire apparue indispensable à l’esprit de ces Translatines, y avaient ainsi répondu présentes les compagnies invitées cette année (En Aparté, Petra, Los Andes, Malayerba, Théâtre au Vent, Cie des Songes, La Maldita Vanidad), mais aussi de nombreux programmateurs internationaux venus à Bayonne chercher leurs « nourritures essentielles« .

etchegarayJean René Etchegaray, l’Adjoint à la Culture de la Ville, n’eut pas à lire ses notes pour féliciter le travail entrepris ici depuis 31 ans par les Chimères, et pour féliciter l’histoire de peuples liés, reliés, « des peuples de sang et de fraternité entre le Pays Basque et l’Amérique latine« .

« Sans ce Festival, bien des artistes latino-américains accueillis à Bayonne ne se seraient sans doute pas fait connaitre sur le territoire européen« , une affirmation que, dans les rangs de ces compagnies bien connues ici depuis de nombreuses éditions, personne ne contesta.

Le regret d’un manque flagrant d’intérêt par les médias nationaux pour ces passerelles construites fut une conclusion que Jean-Marie Broucaret choisit de ne pas relayer, malgré cette évidence qu’il partage.

discours« Cuando estoy en Bogota, en Quito, me estoy imaginando aqui, en Baiona, con vosotros. Y cuando es el momento de ofrecer estos regalos, es una gran alegria !« , entama-t-il son vibrant hommage à ceux qui croient aussi fortement au théâtre que lui-même.

Et une pirouette, pour répondre à un propos de l’Adjoint de la Culture. « Vous vous demandiez si cela ne serait pas nécessaire qu’il y ait plus de Jean-Marie Broucaret sur cette planète, M. Etchegaray… Moi qui vis avec lui depuis longtemps, je vous le confirme : un seul suffit !!« .

Rires, bras qui se tendent, visages lumineux, et puis une photo d’ensemble. « Ensemble« , il faut le répéter.

Dans cette matinée d’étreintes et de baisers, la plupart d’entre nous ne devions apprendre qu’un peu plus tard le sort de cette gamine kosovar, Leonarda, 15 ans, arrêtée la semaine dernière par des policiers alors qu’elle se trouvait dans un bus scolaire avec ses camarades. Puis renvoyée dans un pays qu’elle ne connait pas, pour des considérations de droit français, sur ordre du Ministre socialiste de l’Intérieur, Manuel Valls.

Le Teatro de los Andes n’avait pas encore fait exploser nos coeurs avec leur Hamlet, ce soir-là. Mais nous revenaient pour l’heure ces mots de Christian Bobin, dans L’autre visage : « Ce qui ne peut danser au bord des lèvres – s’en va hurler au fond de l’âme« .

rirespetra provence julienne duo andreafin


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