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L’Atabal Biarritz a fait sa rentrée avec Thee Oh Sees (et Griezman n’a pas marqué)

7 septembre 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Hier soir, l’équipe de France a déçu malgré la présence de son très talentueux attaquant de l’Athletico de Madrid, tandis que, dans le même temps, la venue du groupe de punk californien n’a pas obligatoirement nourri un enthousiasme plus important.

Il faut admettre le principe d’une rentrée où les automatismes ne sont pas encore là, et, comme l’a dit l’ancien footeux Franck Leboeuf au micro de RMC : « c’est sûr que c’était un peu ennuyeux, mais ça ne veut pas dire que ce ne sera pas mieux par la suite ».

Hier soir, l’équipe de France n’a donc pas réussi à répondre à toutes les attentes dans son premier match de qualification contre la Biélorussie (0-0), et dans le même temps, la venue de Thee Oh Sees à l’Atabal Biarritz n’a pas non plus été le concert-référence espéré.

thee-oh-sees-atabal-biarritz-6Coté musique, l’affiche se présentait joliment, pour ce rendez-vous avec le guitariste et multi-instrumentiste John Dwyer, actif sur la scène punk californienne depuis les années 1990. Soit à peu près l’âge où le désormais vétéran Zinedine Zidane rentrait aux Girondins de Bordeaux (et marquait deux buts aux Tchèques en 1994, permettant à l’équipe de France de rentrer avec un bon match nul ce jour-là).

Sur scène, le Johnny a déroulé ce qu’il sait faire de mieux, avec une guitare autant câlinée que puissamment lancée à l’assaut de ses tubes, reconnus dès leurs premières notes par une grosse salle remplie de personnes n’ayant pas décidé de rester devant le match retransmis par TF1, et visible dans le bar de l’Atabal.

thee-oh-sees-atabal-biarritz-2Hipsters tatoués, fans de rockab venus de tout le département, vieux punks torse nus fumant dans la salle pour faire éternels rebelles, plus le public habituel de la salle pour qui, heureusement, chaque concert programmé sonne l’appel à saluer l’existence de la salle : les quatre membres de Thee Oh Sees ont été honorés de cette vitalité vibrante.

Pendant que Giroud frappe sur la transversale en Biélorussie, John Dwyer ne ménage pas ses efforts, chacun de ses riffs athlétiques étant accompagnés de jets de sueurs sur la scène (sueur que l’on ne voit pas sur tous les maillots de l’équipe de France, extrêmement feignasse en première mi-temps).

thee-oh-sees-atabal-biarritz-4A côté de l’égérie punk de San Francisco, les deux batteurs qui portent la légende du groupe s’emploient à démontrer, fortement, ce que la natation synchronisée a apporté au rock garage : les morceaux s’enchaînant dans un mimétisme forcené, invitant peut-être leur leader à se poser la question complexe d’une troisième batterie sur scène.

« T’imagine ce que ça pourrait faire ?? Ce serait énorme, une autre batterie !! » exulte une connaissance croisée au bar, sans apporter lui non plus le pourquoi concret du double attelage proposé.

Mais ce soir, le weirdo est à moitié plein seulement, John est un peu loin de ses performances légendaires, et sur la pelouse, Paul Pogba manque lui aussi un peu de rythme.

Les morceaux défilent, les souvenirs des concerts des Cramps ou des Dead Kennedys redeviennent douloureux de nostalgie, le pied ne vient pas, et celui du bel attaquant Griezman marche un peu aussi à l’envers :  sa talonnade pour l’autre tatoué de la soirée, Giroud, est un beau geste, spectaculaire, mais pas concluant, au final.

thee-oh-sees-atabal-biarritz-1La fin du match est aussi inéluctable que celle du concert, et seuls les fans restent dans l’attente et vous jureront avoir passé une bonne soirée, même de rentrée.

John Dwyer repose sa gratte et quitte le micro, l’entraîneur français Didier Deschamps s’approche du sien, « oui, bon, on va pas se mentir, on aurait pu mieux faire en première période, et il nous a manqué de la qualité technique et de la percussion ».

Sa réputation n’a pas suffi, Griezman n’a pas tué le match, et Thee Oh Sees n’a pas fait une contre-performance.

thee-oh-sees-atabal-biarritz-7Mais il faudra attendre les prochains concerts (Kery James le 7 octobre ou Divine Comedy le 30 du même mois) pour espérer les grands frissons attendus.

Ce sont bien ces frissons qui semblent également avoir manqué à certains spectateurs : dehors, un couple s’embrasse à même le macadam, devant leur voiture qui donne à entendre à fond un tube du groupe de ce soir.

Eux semblent bien partis pour résoudre les épineuses problématiques de « la qualité technique et de la percussion » d’une bonne rentrée pleine de plaisirs.

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