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Le Transit des Chimères a offert un moment de grâce avec Pedro Paramo

13 octobre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Sacré bonhomme le Jean Marie Broucaret ! Privé de Translatines un an sur deux pour des raisons financières (la formule Biennale s’est donc imposée depuis une dizaine d’années), il vous tricote un Transit au milieu de la jachère.

Trois jours d’agitation latina pendant lesquels il remplit les salles de théâtre. La mexicaine Quiela et Mi Munequita uruguayenne jouée par des chiliens, ont enflammé le public. Samedi, aux Chimères de Biarritz, c’était une lecture, passionnante et vibrante, de Pedro Pàramo de Juan Rulfo par le Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine qui attendait les spectateurs.

Juan Rulfo

Qui connaît Pedro Paramo, le roman du mexicain Juan Rulfo ? Borgès le tenait pour un des piliers de la littérature mexicaine, « une sorte de Flaubert et Proust réunis », précise Catherine Marnas, la directrice du TNBA qui s’offre le luxe de suivre la même et seule promotion pendant 3 ans : 14 jeunes entre 19 et 25 ans, actuellement en 2ème année. Ils sont 7 en scène, d’autres cachés dans le public, se révéleront plus tard.

TNBA-1Comme il l’a promis à sa mère sur son lit de mort, Juan part à la recherche de son père dans un village inconnu et plonge dans un monde mystérieux.

juan-rulfoComment faire parler les morts ? C’est le défi que se sont lancé Catherine Marnas et Gérard Laurent, le responsable pédagogique. Attaquer le début du roman, lire pendant 45mn, assez pour que l’auditeur soit définitivement accro, stopper net, laisser agir le silence.

Les voix claires, précises, des narrateurs se trouvent par instants troublées par des murmures qui bruissent en canon, surgissent de partout, occupent l’espace. Si bien que l’ici et maintenant, cher à certains, se décline cul par dessus tête tandis que dialoguent morts et vivants dans la plus pure tradition mexicaine.

Un moment de grâce après lecture, dans l’échange avec profs et élèves. Les quatorze de la tribu en devenir aurait pu tomber plus mal : Catherine Marnas, ancienne acolyte d’Antoine Vitez, revendique un théâtre populaire et généreux au service d’une imagination libre et joyeuse.

En février 2015, il seront en stage dans une fameuse école de Buenos Aires, on les attend au retour.

 


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