Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Translatines : « désormais, on fait comment ? Et avec qui ? »

24 octobre 2013 > > Un commentaire

Avec, pour ces Translatines 2013, une fréquentation très satisfaisante (7.000 spectateurs du 12 au 19 octobre dernier), des recettes plus conséquentes que prévu, un taux de remplissage de 92%, et des retours du public extrêmement encourageants, Jean-Marie Broucaret, Directeur du Théâtre des Chimères, pouvait savourer ce jeudi matin le pari tenté, et remporté.

« Un vrai élan« , « une fidélité essentielle des spectateurs, dans un contexte général de baisses de subventions« , autant de données qui permettent à son équipe de conforter ce travail, porté par sa formule en biennale depuis 2007. Mais l’homme ne peut s’en contenter, quand 2014 et 2015 apportent déjà leurs lots d’incertitudes. « Personne ne veut nous voir disparaître« , résume-t-il, « mais personne n’arrive à nous convaincre qu’ils vont réellement nous aider en conséquence« .

Le bail de location de leur siège (bureaux, lieux d’ateliers et scène Découverte) vient à expiration en juin 2014, et aucune solution ne s’est dégagée pour l’instant pour faire face à un nouveau bail conséquent financièrement, ou pour accéder à un autre lieu remplissant les conditions souhaitables. La Ville d’Anglet a fait une proposition, qu’il étudie, et qui doit être « affinée » en termes de possibilités d’y implanter des bureaux, ou leur logistique.

Mais c’est surtout le Festival, et son « année blanche« , qui pose problème, avec les volontés déjà affichées du Conseil Général et du Conseil Régional, de ne plus participer en 2014 aux coûts des voyages préparatoires, pour la mise en place de l’édition 2015.

Un problème financier, mais surtout « une faute d’appréciation du politique« , martèle Jean-Marie.

« Le domaine de la culture n’est pas un sous-thème à écarter des priorités comme c’est pensé aujourd’hui« , confie-t-il, « il traverse toute la société, dans son exigence de mode de vie, la culture est l’eau de l’aquarium ! « . Et d’appuyer : « On ne règle pas la culture après tout le reste ! On règle tout le reste en réglant la culture !« .

Cet appel très solennel aux politiques n’est pas un cri de plainte, prévient-il, mais une remise en question intense des mécanismes d’intervention de l’agglomération toute entière.

Chimères BroucaretSeize lieux de Bayonne, Biarritz, Anglet, Boucau, mais aussi Hendaye et Donostia ont accueilli ces Translatines, il faut y voir une préemption citoyenne actée, « avec un poil d’avance« , sur l’actuelle frilosité des responsables politiques de l’ACBA, qui n’ont pas validé une compétence culturelle pour ce bassin de vie de 140.000 habitants formé de 5 communes. Et avec un coeur de Festival (la maison des Associations de Bayonne) presque invisible dans le centre ville bayonnais, « le déplacer ailleurs pourrait ne pas être saugrenu« .

« Il faut que ce territoire large considère le Festival comme une référence, comme un bien commun, et qu’on joue collectif !« , Jean-Marie Broucaret appelant à la création d’un porteur territorial « pour réfléchir avec nous à ce que Festival unique en France représente, et sur ce qu’il devrait être« .

« On ne disparaitra pas dans la discrétion« , prévient-il, et sa voix durcit lorsqu’il rappelle que « 7.000 personnes ne comprendraient ni notre disparition, ni la fin des Translatines. Et 7.000 personnes représentent un nombre suffisant pour gagner ou perdre une élection municipale« .

L’heure est donc venue de poser des actes, en s’appuyant sur les fondations d’un Festival créé il y a 31 ans, « nous ne sommes pas à proprement parler des inconnus sur le plan du savoir faire, du savoir intéresser« .

Et pas question pour autant de reculer, l’espoir n’est pas une chimère, mais un sport de combat : dans 15 jours, le Mexique leur fera honneur en invitant un membre des Translatines à y préparer une édition 2015 spectaculaire.

Et avant cela, pour « l’année de transit de 2014« , l’Espagne sera invitée trois jours durant à nous faire comprendre que « si la crise est un moment assassin pour les artistes, elle est aussi un fantastique ferment de création« .

Broucaret Hingant ChimèresInformations financières données par les organisateurs des Translatines, pour le budget du Festival 2013 (293.000 € sur deux années) :

  • participation de la Ville de Bayonne : 64.000 € de subventions (+ 30.000 € de prestations techniques)
  • participation de la Ville de Biarritz et de la Ville d’Anglet : 10.000 € de subventions (+ prêt des salles demandées)
  • participation du Conseil Général : 25.000 €
  • participation du Conseil Régional : 44.000 €
  • soutien de la DRAC Aquitaine : 10.000 €

Commentaires

Une réponse à Translatines : « désormais, on fait comment ? Et avec qui ? »

  1. Sarrade dit :

    Longue vie aux Chimères… puissent les électeurs et donc élus être leurs alliés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.