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‘Une belle fin’ d’Uberto Pasolini, à repérer dans les sorties cinéma du 22 avril

22 avril 2015 > > Soyez le premier à réagir !

A quelques encablures désormais du Festival de Cannes 2015, l’actualité des sorties cinéma se charge de passer au plus vite ces films qui, dans 15 jours, ne pourront réellement résister aux rolex replica coups de projecteurs mondiaux qui seront réservés aux nouveaux entrants.

Ce mercredi 22 avril donne une place légitime à une nouvelles fournée de sorties, qui semblent faire débat dans la presse spécialisée.

Aux Taxi Téhéran et Lost River déjà croqués par nos soins (voir ci-dessous), les écrans de la côte basque s’ouvrent à Wim Wenders (Every Thing Will Be Fine), Andrew Niccol (Good Kill), et Emmanuel Mouret (Caprice).

On vous en reparlera, mais on a très envie de vous parler d’un film anglais sorti la semaine passée, Une belle fin (Still life), de l’anglais Uberto Pasolini, (producteur à ses heures de Full Monty) chroniquée pour Eklektika par Murielle Barthe.

Bonnes toiles à tous.


UNE BELLE FIN

Réalisé par Uberto Pasolini, avec Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury – 1h27 en VO – A L’Atalante de Bayonne, au Royal de Biarritz, et bientôt au cinéma Itsas Mendi d’Urrugne

Il y a peu de visages comme Eddie Marsan de nos jours. Une « gueule » typique de second rôle, sans doute révélée par Be Happy de Mike Leigh, qui est passée enfin au premier plan avec Une belle fin. C’est difficile de réussir un film sur la mort sans tomber dans le trop.

Le synopsis :

still life 5Modeste fonctionnaire dans une banlieue de Londres, John May se passionne pour son travail. Quand une personne décède sans famille connue, c’est à lui de retrouver des proches. Malgré sa bonne volonté, il est toujours seul aux funérailles, à rédiger méticuleusement les éloges des disparus… Jusqu’au jour où atterrit sur son bureau un dossier qui va bouleverser sa vie : celui de Billy Stoke, son propre voisin.

Dans cette histoire douloureusement mélancolique de demi-vie et de mort solitaire, Marsan joue John May, un fonctionnaire dont le travail ingrat est de localiser des proches de la personne décédée récemment et certainement perpétuellement mal aimés.

Pour ses supérieurs (et, en fait tout le monde), ces pauvres malheureux ne sont que des chiffres, mais John s’intéresse à eux – trop personnellement – et leur passage sur cette terre – collant amoureusement leurs photos dans ses propres albums de famille, seul chez lui.

sorties-cinema-still-life-1Face à son dernier cas, John se lance dans une odyssée à travers la terre des vivants qui l’amène en contact avec les amis et connaissances fracturées d’un voisin précédemment passé inaperçu.

La musique, douce et parfois plaintive de Rachel Portman s’attache à nos sentiments profonds. Et le comportement inquiet de Marsan a une attitude plus Chaplinesque que cédant au pathos.

sorties-cinema-still-life-3Pendant un instant, il semble que nous nous dirigions vers une résolution un peu cliché sous la forme du personnage féminin à ses côtés, jouée par Joanne Froggatt en ange gracieux.

Mais non, il faut se préparer aux derniers moments transcendants, qui remuent soudainement et de façon inattendue.


EVERY THING WILL BE FINE

sorties-cinema-wendersRéalisé par Wim Wenders, avec Rachel McAdams, James Franco, Charlotte Gainsbourg, Peter Stormare, Marie-Josée Croze – 1h58 – A L’Atalante de Bayonne

Les vertus du trauma, comme sujet original abordé par Wenders dans ce portrait psychologique d’un écrivain en mal d’inspiration, qui provoque accidentellement la mort d’un enfant, se sent coupable puis se bonifie – littérairement parlant – en exploitant ce drame.

Un film d’empathie signé par un réalisateur qu’on ne présente plus, mais que l’on trouve finalement plus convaincants dans ses récents docuemntaires (Le sel de la terre) que dans des fictions où cet auteur du 7èème art nous a habitué à nous faire patienter devant tous les méandres de ses ressorts psychologiques entêtés.


GOOD KILL

sorties-cinema-good-killRéalisé par Andrew Niccol, avec Ethan Hawke, Stafford Douglas, Michael Sheets – 1h42 – En VF au cinéma Le Sélect de St Jean de Luz

Pilote de chasse, le commandant Tommy Egan ne fait plus voler que des drones, avec lesquels on lui ordonne de bombarder des cibles. Lui, il voit des êtres humains…

Chaque sortie d’un film de Niccol, depuis Gattaca ou Lord of War, vaut la peine qu’on s’y arrête. Unanimement désigné comme plus « digne » que le American Sniper d’Eastwood, la proposition est faite ici de réfléchir à ces nouveaux modes déshumanisés de guerre moderne.


CAPRICE

sorties-cinema-capriceRéalisé par Emmanuel Mouret, avec Anaïs Demoustier, Virginie Efira, Emmanuel Mouret  – 1h40min – A L’Atalante de Bayonne, au Royal de Biarritz et au cinéma Le Sélect de St Jean de Luz

Un instit’ gaffeur est aimé de deux femmes : une star du théâtre et une post-adolescente envahissante…

Un film à recommander très chaleureusement à tous les fans de comédie sentimentale à la française, avec cet ingrédient assumé de burlesque et de gravité qui fait la patte d’Emmanuel Mouret. Tous ceux qui, dans ses derniers films, l’ont considéré comme un Woody Allen bleu blanc rouge ne devraient pas croiser ceux qui se demandent pourquoi ce genre un peu daté vaudrait la peine de ne pas regarder le programme de la salle d’à côté.


 


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