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La fureur de vivre de ‘Victoria’, dans les sorties cinéma du 1er juillet

1 juillet 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Le « Hasta la vista, baby » de Schwarzy est loin de constituer la sortie la plus remarquable de ce 1er juillet, au moment où déboule le vertigineux Victoria de Sebastian Schipper, bien taillé pour devenir le film-coqueluche de cet été.

Dans les sorties un peu timides de cette semaine, deux films à retenir, une plongée dans le monde des Beach Boys avec Love & Mercy, de Bill Pohlad, et le conte des contes italiens Tale of Tales signé Matteo Garrone, qui n’a pas emporté l’unanimité au dernier Festival de Cannes.

A noter également la programmation de notre chouchou turc, Mustang (lire ci-dessous), au Cinéma Itsas Mendi d’Urrugne.

Il fait chaud, et plus frais dans les bonnes salles de la côte basque,

bonnes séances à tous.


Victoria

sorties-cinema-0107-3Réalisé par Sebastian Schipper, avec Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski – 2h14 en VO – A L’Atalante de Bayonne et au Sélect de St Jean de Luz –

5h42. Berlin. Sortie de boîte de nuit, Victoria, espagnole fraîchement débarquée, rencontre Sonne et son groupe de potes. Emportée par la fête et l’alcool, elle décide de les suivre dans leur virée nocturne. Elle réalise soudain que la soirée est en train de sérieusement déraper…

De la jeunesse française, on sait qu’elle emmerde le Front national, avec cet hymne repris des Béruriers Noirs depuis 1983.

Le film de Sebastian Schipper, ‘Victoria’, pourrait prouver à lui tout seul combien la jeunesse européenne emmerde le monde qu’on lui promet, et en particulier l’appel du pied à venir prendre sa place dans les rangées de cinéma devant le nouveau Terminator.

sorties-cinema-0107-1A la technologie futuriste proposée est largement préféré un plongeon dans le « tout de suite », et la figure de Schwarzy fait bien moins tripper qu’une soirée allumée dans le chaudron de Berlin, à l’heure où la mère Merkel n’a pas encore fini son petit déjeuner avant d’aller exterminer les espoirs de la Grèce.

Le rêve, comme le cauchemar, est l’un des risques pris par cette jeune espagnole fraîchement débarquée en Allemagne (formidable Laïa Costa, une révélation) qui rencontre cette bande de jeunes gens en boite de nuit, et tout est alors en place pour que le film bifurque vers une historiette d’amour ou un drame.

sorties-cinema-0107-2L’incertitude adopte alors le rythme d’un seul plan séquence tendu de 2h pour conférer à ‘Victoria’ une expérience bluffante de la volonté de se libérer, de vivre, que cela soit dans les stupéfiants ou dans la nuit.

Il faudrait dire « de courir », tant ce film retrouve l’énergie de Cours Lola Cours, de son compatriote Tim Tiwker, un phénomène générationnel qui a survécu à tous les scénarios écrits d’avance sur les petits films européens dont se délectent les blockbusters ricains.

Grand Prix mérité au Festival de Film Policier de Beaune, Prix du Public à Berlin, ‘Victoira’ débarque en France ce 1er juillet déjà porté par une réputation bourrée d’éloges et d’adrénaline.

Ce mercredi pourrait donc bien s’inscrire comme une date manifeste dans l’histoire du 7e art, avec une oeuvre OVNI étourdissante, gonflée et puissamment vivante.


Tale of Tales

sorties-cinema-0107-4Réalisé par Matteo Garrone, avec Salma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones – 2h13 en VO –  A L’Atalante de Bayonne et au Royal de Biarritz –

Il était une fois trois royaumes voisins où dans de merveilleux châteaux régnaient rois et reines, princes et princesses : un roi fornicateur et libertin, un autre captivé par un étrange animal, une reine obsédée par son désir d’enfant… Sorciers et fées, monstres redoutables, ogre et vieilles lavandières, saltimbanques et courtisans sont les héros de cette libre interprétation des célèbres contes de Giambattista Basile.

Sa présentation à Cannes en sélection officielle a autant séduit que fait bailler. A beaucoup (trop ?) citer Lynch, Jodorowsky, Greenaway ou Pasolini, le film a plutôt été décrit comme un patchwork foutrarque, long, très long, malgré les efforts de Salma Hayek et les apparitions furtives de Vincent Cassel, « loin du conte ».


Love & Mercy,
la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys

sorties-cinema-0107-5Réalisé par Bill Pohlad, avec Paul Dano, John Cusack, Elizabeth Banks – 2h02 en VO – Au Royal de Biarritz –

Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

Une évocation de deux époques de la vie de Brian Wilson (gloire et inventivité dans les années 60, dépression dans les années 80) montées en miroir l’une de l’autre, ‘Love & Mercy’ brossant un portrait complexe de l’âme des Beach Boys.

Un film construit en allers et retours entre deux périodes clés de sa vie tourmentée, à ne pas négliger dans ses envies de cinéma estival, à l’évidence.


 


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