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Vuelta#1 : un rendez-vous nécessaire du théâtre latino-américain, et différent des Translatines de Bayonne

19 octobre 2015 > > Un commentaire

De bonnes salles devant les spectacles de Vuelta#1 et un formidable colloque sur la création théâtrale latino-américaine, deux ingrédients permettant d’esquisser un futur rendez-vous sur la côte basque, différent de feu-Les Translatines, mais tout aussi nécessaire.

La pièce chilienne Yo maté a Pinochet donnée jeudi dernier pour Vuelta#1 a eu valeur de métaphore de ce que l’Amérique Latine, par son théâtre contemporain, attend de l’Europe, et en particulier de la côte basque qui, depuis cette année, ne compte plus depuis dans son calendrier bayonnais la biennale des Translatines.

vuelta-bayonne-bilan-2Une scène comme un coin de rue, et l’homme à vélo qui s’arrête, après que sa chambre à air ait crevé : le moment de s’arrêter, repenser son histoire (celle d’un homme prétendant avoir tué le dictateur, remplacé depuis par un double, et ce dans un refus de le croire général), et envisager de reprendre sa route.

Parmi les spectateurs attentifs au Colisée de Biarritz, s’y trouvait Ramiro Noriega, ancien Ministre de la Culture de l’Equateur (de 2007 à 2010), et actuellement Directeur de l’Université des Arts à Guayaquil en Equateur.

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Ramiro Noriega – Photo : Frederik Verbeke

« Cette symbolique du trou d’air, qui empêche d’avancer et qu’il faut réparer, est une image assez juste de l’actuelle Amérique latine », qui essaierait de contenir dans le même boyau le passé et son avenir, en dépolitisant sa création artistique dans une stratégie de réconciliation avec le passé, mais sans que la Justice des pays n’ait été clairement sollicitée.

« En ce sens, aujourd’hui, il me semble que le documentaire et le théâtre sont porteurs d’un sens puissant, dans un espace de dialogues et de confrontations très étroit, par une réponse de l’Art qui refuse sa récupération », estime-t-il.

L’Espagne, qui fut longtemps le pied d’appui vers l’Europe du continent latino-américain dans les années 90 opulentes, a tourné le dos à cet espoir, autant pour des raisons strictement économiques que politiques, les pièces vues pendant ce Vuelta#1 n’ayant pas occulté ce parallèle à faire avec les années de plomb franquistes (voir « Antigona« ).

Dans ce contexte où l’Europe pourrait gagner à voir remuées ces « certitudes anachroniques sur l’Amérique latine », la disparition des Translatines de Bayonne est un coup dur, un de plus, qui pourrait pourtant ne pas être mortel.

Salles de spectacles pleines, lectures enthousiasmantes, malgré le petit braquet obligatoire d’une manifestation-rustine, sur son propre trou d’air : les satisfactions valent tout de même encouragement, en particulier avec le bilan du colloque organisé par l’Université de Pau Pays de l’Adour (UPPA), sur la situation de la création et de la diffusion du théâtre latino.

vuelta-2015-5« Autant en termes de contenus que de qualités de ses intervenants, ce colloque a été formidable », réagit Marie-Julienne Hingant du Théâtre des Chimères, organisateur de Vuelta#1, dans ce qu’il a pu esquisser une refonte de ce rendez-vous des feu-Translatines.

« Cette synergie avec l’UPPA est appelée à se poursuivre, avec une autre formulation de ce rendez-vous, sans doute porteur de moins de spectacles, mais plus tourné autour de l’accueil en résidence ou de créations communes », l’année culturelle Équateur 2016 pouvant lui en fournir un cadre pour l’espoir et la nécessité.

Là encore, un appel d’air, pour lequel des contacts se multiplient entre les Chimères et les responsables culturels de ce grand petit pays, à l’honneur en septembre dernier au Festival de Biarritz.

Il faudra pour cela boucler rapidement des dossiers de co-productions internationales, qui devront porter dès la première page le désir des villes de l’agglo côte basque (Bayonne, Biarritz, Anglet, Bidart et Boucau) de devenir cette tête de pont attendue.

La semaine dernière, que cela soit les artistes invités pour les spectacles ou les personnalités présentes au colloque, tout un continent a manifesté la nécessité de reprendre sa marche, les valises pleines de propositions qu’un public nombreux a applaudi lors de ce Vuelta#1.

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Commentaires

Une réponse à Vuelta#1 : un rendez-vous nécessaire du théâtre latino-américain, et différent des Translatines de Bayonne

  1. cahingt régine dit :

    Dans la case E-Mail je mets ma propre adresse car celle qui apparaissait n’était pas la bonne Pouvez vous voir cela de près
    merci

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