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Wovenhand, du rock amérindien à emporter les corps et les âmes

29 septembre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Wovenhand, qui se produra mercredi 1er octobre sur la scène de l’Atabal de Biarritz, c’est un groupe de musique US qu’il est impossible de ne pas résumer par un nom, celui de son leader,  David Eugene Edwards, à l’œuvre depuis 7 albums sous ce nom depuis 2002, quand il apparut d’abord à la lumière avec sa formation initiale de 16 Horsepower, à partir de 1991.

Le David E Edwards, c’est le genre de gars que l’on ne pourrait croiser que dans les westerns élégiaques, où la noirceur des temps condamnés s’accommoderait parfaitement de la fatigue des âmes. Une mauvaise piste, ce natif du Colorado au double sang indien ne pouvant envisager sa vie en dehors d’une scène baignée de lumière rasante, une guitare Fender ou un antique banjo dans les mains.

wovenhand-uneSa musique est un mélange rare de déferlantes rock incantatoires (l’impressionnant nouveau titre « Good Sheperd » rappelant que son père était pasteur, avant de priver David de son existence à l’âge de 6 ans) dont les accents blues ou country ont peu à peu été supplantés par des appuis martelés et scandés d’une voix d’outre-tombe. Un gars qui ne pourra jamais s’empêcher de placer « shadow grave » à vous faire frissonner  ou « trouble skies » dans ses textes, nourris d’une spiritualité qui renvoie les hardeux post-apocalyptiques à d’anecdotiques plaisantins déboussolés.

wovenhand-albumPour ses amateurs (c’est à dire ceux qui ont déjà eu la chance de l’entendre ou de voir, il y a deux ans, à La Centrifugeuse de Pau pour un concert irréel et inoubliable), le nouvel album qu’il interprètera sur la scène de l’Atabal mercredi 1er octobre devrait surprendre par sa tonalité plus rock et nerveuse qui ne trompe pas : le gars a retrouvé une énergie et une rage que le temps ou la vie n’a pu lui ôter.

Et la même puissance a touché le batteur historique du groupe, Ordy Garrison, à son meilleur depuis l’album The Threshingfloor (2010). Le tourbillon ressenti dans cette lutte inégale entre Dieu et les hommes (« Masonic youth« ) revêt alors une dimension encore plus profonde et fascinante.

Dans ce cheminement crépusculaire qui nous sera proposé, les longs cris d’Edwards (en particulier dans le morceau Hiss) repousseront les chiens vers les précipices dont ils n’auraient jamais dû sortir. Il sera sans doute temps, dès lors, de lever les bras vers le ciel, fermer les yeux, et, croyant ou pas, célébrer une félicité que l’on pensait ne pas pouvoir atteindre par la seule force de nos poings fermés.

Un petit aperçu ci-dessous : Masonic Youth, live in Strasbourg


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